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Clergé en Islam Le shiisme a commencé après la mort d’Ali, 4ème
calife musulman succédant au prophète. Ce sont surtout les Iraniens
qui l’ont créé et ils ont imité le système de monarchie propre à
leur religion où quand le roi décède, son fils aîné prend sa
succession. Alors, chez les shiites, le premier Imam (le roi et chef)
est Ali, ensuite c’est son fils Hassan, puis une exception. C’est à
dire qu’après Hassan, ce n’est pas son fils qui devint chef mais
son frère, Hossein, le 2ème fils d’Ali. Ensuite, les
enfants de ce dernier lui ont succédé les uns après les autres. Pourquoi les Iraniens, par le shiisme,
n’ont pas accepté les enfants de Hassan comme successeurs ?
C’est une question assez intéressante à étudier… Chaque fois que vous faites votre prière, vous pouvez changer
d’Imam, toutes les personnes qui sont derrière peuvent passer devant
chaque jour. Mais le shiisme a pris ce mot et l’a transféré en
politique disant que Imam signifie le chef politique dans l’Islam. Dix personnalités qui, les unes après les autres ont succédé a
leur père, sauf Hassan, dont les enfants n‘ont pas hérité du
pouvoir politique et religieux. C’est son frère Hossein qui lui a
succédé. Pourquoi cette exception ? Hassan était le neveu du prophète
de l’Islam et le fils de l’Imam Ali. Il est le 2ème
Imam. Après la mort du prophète de l’Islam, il y avait toujours une
guerre de pouvoir parmi ses cousins. Cette guerre se poursuivit avec la famille du cousin du prophète
de l’Islam qui s’appelait Abu Sufyan, à travers son fils Moavié
qui prit lui aussi le pouvoir. Ce dernier était un gouvernant des califes, qui gouvernait en
Syrie. Il faut préciser que trois califes des successeurs de Mohammed
furent assassinés. Le 2ème calife, Omar, fut assassiné par
un groupe d’Iraniens composés de chefs d’armée et de militaires
iraniens ravalés à l’esclavage à la suite d’une guerre. Le 3ème
calife, Osman, fut tué par des mouvements de contestation venant des
pays que l’on appelle actuellement Egypte et Syrie et se dirigeant
vers l’Arabie Saoudite pour attaquer et tuer ce 3ème
calife. Le 4ème calife, Ali, chef des shiites a aussi été
assassiné pendant qu’il faisait sa prière. Le terrorisme existait déjà dès les premiers temps de l’Islam.
Osman, le 3ème calife, avait nommé son cousin, Moavié
comme gouverneur de Shaam, c’est à dire la Syrie. Mais lorsque
l’Imam Ali passa chef, il eut des problèmes avec Moavié. Il demanda
à celui-ci de démissionner et de quitter le pouvoir. Moavié refusa,
donc une guerre en résultat entre eux deux. Cette guerre est nommée Seffein. Il mena 3 grandes guerres. L’une contre la femme du prophète de
l’Islam, Aïchéh. Ali gagna cette guerre. Deux des grands amis du
prophète de l’Islam, Talhé et Zobehr, étaient les généraux de
l’armée de Aïchéh, qui avait 9 ans lors de son mariage avec le
prophète de l’Islam…. L’Imam Ali fit ensuite une guerre avec Moavié a Sefeiin.
Personne ne remporta cette guerre. Ils vont donc faire une médiation
pour choisir un seul chef, puisqu’il y avait Ali d’un coté et Moavié
de l’autre. Chacun prétendait à être chef de tous les musulmans…. Ali
perdit cette médiation !!
mais il ne l’accepta pas !! La 3ème
guerre était la guerre avec Khavardj, c’est à dire les
dissidents. Les fidèles de Imam Ali lui demandent pourquoi il n’avait pas
pensé qu’il pouvait perdre alors que c’est un sage et un Imam !!.
Ils lui ont demandé pourquoi Dieu ne tu l’avait pas aidé contre
Moavié… Il y avait beaucoup de tribus qui ont proposé leur aide mais
lorsqu’il arrive, personne ne va réellement l’aider. Dans la ville
de Karbala, en Irak actuel, il y eut une petite bataille car Hossein
n’avait que 72 personnes contre une grande armée dont le chef était
son oncle. Ce dernier va tuer Hossein et ramener sa tête à Yazid. Mais
voilà qui provoque le courroux de Yazid, mécontent que l’on ait tué
son cousin. Il voulait juste lui faire peur. Ceci pose un autre problème.
Mais dès ce moment, les enfants de Hossein deviennent les uns après
les autres les rois du shiisme et sont nommés Imams. Il y a autre chose
qu’il faut préciser : on dit dans l’histoire que la femme de
Hossein était une princesse iranienne. Lorsque les arabes attaquent
l’Iran, ils prennent les femmes en otage. Une des filles du roi fut
donnée à Hossein, « Shahrbanou ». Ils eurent un fils, Ali,
qui succéda à Hossein après qu’il soit assassiné. Et ainsi de
suite, les enfants de Hossein deviennent Imams, jusqu'à douze
personnes. C’est à dire que les shiites ont eu douze chefs et que le
dernier de ces douze disparut, c’était le messie. On dit qu’un jour, il reviendra pour sauver le monde. C’est à
dire que l’idée de messie qui existait dans le mithraïsme, le mazdéisme,
le zoroastrisme, le judaïsme et le christianisme entre ainsi dans
l’Islam par leur croyance que le 12ème Imam va venir pour
sauver le monde. Les shiites qui croient aux douze Imams, on les appelle shiites
es-na-ashari c’est à dire les shiites des douze imam. Mais il y a
d’autres shiites qui croient jusqu’au 4ème Imam,
jusqu’au 5ème, jusqu’au 6ème… Les Alevites ne
croient pas à la totalité des Imams mais seulement à une partie. Par
exemple, le roi Hassan, du Maroc, récemment décédé et auquel son
fils Mohammed a succédé était un Alévite ne croyant pas aux douze
Imams mais seulement à quelques uns. Binazir Bouto et sa famille au
Pakistan, sont aussi des shiites. C’est pour cela qu’on a tué son père
Zolfaghar Ali Bouto. Ces gens-là sont des
shiites. On a dit que le clergé n’existait pas mais le shiisme a crée
le concept des Imams, certaines personnes allant jusqu’à dire
qu’ils pouvaient garder le contact avec le 12ème Imam, même
après sa disparition. Ces gens là ont ouvert la voie à ceux qui se sont proclamés
gardiens de cette religion : les ayatollahs. Mais il faut savoir
que les mots ayatollah ou mullah, Mufti, celui qui donne le fatva,
n’existaient pas à l’époque. Tout cela est récent. Quand on donne
le fatva, ça dépend de quoi il s’agit. Quand on dit mullah, ça veut
dire clergé. Un clergé de ce type n’existait pas alors dans
l’Islam. Cela a été créé bien après l’avènement de l’Islam. Ayatollah a été créé il y a moins de cent ans en Iran. Pendant
13 siècles, l’Islam ne parle pas de ce titre là, comme ayatollah. Ayatollah signifie
symbole de Dieu. Ayyat est un mot perse qui signifie symbole, et Allah,
le dieu des arabes, Dieu des musulmans. A la fin du 19ème siècle,
il y avait en Iran un combat pour la démocratie et contre le pouvoir du
Chah (roi) d’alors qui se nommait Zelullah, c’est à dire l’ombre
de Dieu. Les
Britanniques ont voulu établir le pouvoir des Ayatollah, conseillant
les intellectuels iraniens de l’époque afin qu’ils créent un
concept plus puissant que Zellullah donné aux rois. Ils ont donc créé
le mot Ayatollah qui a été utilisé une seule fois dans l’histoire
de l’Islam pour une personnalité nommée Mr Helli. Puis ce titre là
ne fut plus utilisé. Mais à l’époque, il y a moins de 100 ans de
cela, les journaux en Iran ont commencé à nommer les 4 chefs shiites
Ayatollah , c’est à dire symboles de Dieu. Depuis, ce titre là existe et on peut dire qu’ils ont imité le
système des cardinaux qui existait au moyen-âge dans le Christianisme.
Comme nous avons déjà dit, les Imams n’ont aucune supériorité par
rapport aux autres. Ensuite, tout cela a été fondé et créé de
toutes pièces de la manière qui vient d’être dite. LES ABBASSIDES ( VIII° - XI° ) Siècle On a opposé à
juste titre Omeyyades et Abbassides en faisant des premiers les
champions de l’Islam arabe et des seconds ceux d’un Islam
multinational. Certains historiens, au XIXème siècle, ont même été
tentés de voir dans les victoires abbassides le triomphe et les
revanches des Aryens sur les Sémites. Cette vue simpliste et partiale
est depuis longtemps abandonnée. Il faut voir comme
causes d’un changement de dynastie : d’une part, la
manifestation violente d’une opposition religieuse et d’une haine
dressant une famille contre une autre ; d’autre part,
l’essoufflement d’un type de gouvernement, son impuissance à lutter
contre les forces antagonistes dans lesquelles les éléments raciaux
ont peut être joué un rôle, mais non unique. Il y a surtout
l’expression d’un mécontentement social et économique, chez les mawali
en particulier. Il y a aussi une évolution
naturelle, que la violence des événements a transformée en révolution.
Le califat Omeyyade, celui des conquérants des initiateurs de
l’Empire, ne pouvait durer sous sa forme initiale, étant donné les
transformations internes de la société musulmane. Le changement a
moins consisté dans l’éviction d’une dynastie arabe puisqu’elle
a été remplacée par une autre dynastie arabe, que dans l’accession
aux organes du pouvoir d’éléments musulmans non arabes. Plus encore,
le changement est dans l’évolution de la société :
l’administration se transforme, la vie urbaine devient la caractéristique
essentielle de la période avec comme corollaires un développement
considérable du commerce et un essor intellectuel vraiment original. De
toutes ces modifications, les arabes ne sont pas les seuls auteurs, mais
ils y ont largement participé à coté de peuples d’autres horizons,
Iraniens surtout ; tous, on ne saurait l’oublier, sont d’abord
des musulmans. La révolution
s’est effectuée aussi dans le domaine religieux et philosophique où
le foisonnement des doctrines a été extrême ; elle apparaît
enfin, peu à peu, dans la désagrégation de l’unité de l’Empire.
A l’Ouest surtout, mais aussi à l’Est, des tendances scissionnistes
se manifestent, qui finissent par se transformer en véritables ruptures
et dans la création d’Etats indépendants. Cette volonté de
changement s’est très vite marquée chez les Abbassides par
l’abandon de Damas comme capitale et par le transfert de celle-ci en
Iraq. On a voulu voir dans ce transfert la part de l’influence
iraqienne auprès des Abbassides. Ne s’agirait-il pas plutôt d’un
acte politique précis ? Les abbassides ne redoutaient plus les
Syriens, victimes de la disparition des Omeyyades mais toujours à la tête
de riches transactions économiques. En revanche, l’Iraq s’était
depuis un siècle révélé un grave foyer d’agitation : en y
installant le gouvernement avec tout l’appareil politique et militaire
qui l’accompagnait, il y avait là un moyen direct de dominer les
tentatives d’insurrection, tout en donnant satisfaction aux Iraqiens
et aux Iraniens brimés sous les Omeyyades. En fait, pas plus
que ceux-ci, les Abbassides ne devaient être à l’abri des secousses
internes : si les premiers califes ont maintenu l’idée d’un véritable
souverain, plus religieux que militaire d’ailleurs ( il est
essentiellement l’imam, le guide ) , leurs successeurs ont abandonné
tout rôle politique et laissé à leurs vizirs ou à des chefs
militaires ambitieux le soin de s’occuper des affaires de l’Empire.
Et l’établissement du centre politique en Iraq a favorisé, par son
éloignement, les mouvements d’indépendance ou d’autonomie dans
l’Ouest musulman. A-
L’APOGEE DU CALIFAT ABBASSIDE L’histoire
de la dynastie abbasside, qui commence en 750, se poursuit jusqu’en
1258, date de la prise de Bagdad par les Mongols ; un abbasside (
l’était il vraiment ? ) a pris alors le relais au Caire jusqu'à
la conquête ottomane en 1517. Dans cette longue histoire, le califat
abbasside n’a connu une existence réelle qui, jusqu’au milieu du XI
° siècle, époque où les turcs Seldjoukides sont intervenus dans le
monde musulman et ont placé les califes sous leur autorité. A bien
examiner les faits, on constate que la seule période où les califes
abbassides ont personnellement et directement dirigé les affaires de
l’Empire, inspiré la politique et joué un rôle de souverain dans
tous les domaines, cette période se situe entre le milieu du VIII° siècle
et le milieu du IX° siècle, après quoi le contrôle de la vie
politique passe entre les mains des mercenaires turcs, puis des vizirs
iraniens, auxquels succèdent les Seldjoukides. I-Le rôle des premiers califes A Abou l-‘Abbas
al-Saffah, dont le califat a été essentiellement marqué par la chasse
aux Omeyyades et la distribution des provinces aux membres de sa
famille, a succédé son frère Abou Dja’far al-Mançour ( le « Victorieux » ;
tous les califes abbassides ont pris, en accédant au pouvoir, un surnom
d’imam, c’est à dire un surnom à caractère religieux, sous lequel
ils sont connus). Al-Mançour (
754-775 ) a été le véritable fondateur de la dynastie : doué
d’une très haute opinion de son rôle, il a voulu être souverain
sans conteste, et pour cela a impitoyablement pourchassé les shi’ites
qui, évincés du califat, ont provoqué sans succès par deux fois des
révoltes, en 755 et surtout en 762-763. Quand à Abu Muslim, à qui les
abbassides devaient leur avènement, il fut assassiné en 755 : il
représentait un danger pour le calife, car il avait su s’attacher un
certain nombre de fidèles. Ceux-ci, d’ailleurs, après sa mort, fondèrent
une secte ( abu muslimiya ) qui eut une certaine audience dans le
Khorasan. Al-Mançur a eu le
mérite d’organiser l’administration de l’Etat abbasside, qu’il
a placée sous la direction de vizirs de la famille des Barmékides,
mais il a surtout été le fondateur de Bagdad—exactement de Madinat
al-salam ( la ville de la paix ), Bagdad n’étant que le site, mais ce
dernier nom a prévalu. On l’a appelée également Madinat al-Mançur,
et Madinat al-mudawwar ( la ville ronde ). En effet, la partie
essentielle de la ville était constituée par un cercle de 4 km de diamètre :
au centre se dressait le palais du calife, autour duquel furent édifiés
d’autres palais, des mosquées, des bâtiments officiels, des demeures
pour les fonctionnaires et des casernes pour la garde khorasanienne du
calife. Deux grands axes, se coupant au centre à angle droit,
aboutissaient à quatre portes percées dans les murailles de la ville
qui se présentait comme une citadelle. A l’extérieur, au sud-est, près
de la porte de Baçra, se développa le faubourg commercial
d’al-Karkh, tandis qu’au nord se créa un peu plus tard le faubourg
d’al-Kazimayn, autour des tombeaux de personnages vénérés, comme
Abou Hanifa. Après le bref règne
d’al-Hadi, assassiné en 786, Haroun al-Rashid accéda au trône (
786-809). C’est le souverain le plus connu de la dynastie : la légende
s’est même emparé de lui et il apparaît dans de nombreux contes (
par exemple dans les Mille et une nuits, pourtant de rédaction plus
tardive ). Aucun trait, toutefois, ne le met particulièrement en
valeur. Il faut attribuer sa réputation en Occident à ses rapports
avec l’impératrice de Byzance, Irène, et avec Charlemagne. Dans un
autre ordre d’idées, Haroun est le premier à avoir réalisé le début
du démembrement de l’Empire en accordant aux gouverneurs Aghlabides
d’Ifriqiya une autonomie bien proche de l’indépendance ( 799 ) . Désormais,
l’Afrique du Nord échappe aux Abbassides car le Maghreb central est
aux mains des kharidjites rostémides et le Maroc dans celles des
Idrisides alides. Quand à l’Espagne, elle s’est constituée en émirat
indépendant. Pourtant, l’Empire Abbasside s’étend encore de
l’Egypte à la Transoxiane et constitue alors la plus grande puissance
politique et économique du temps. En 803, Haroun
al-Rashid s’est débarrassé de la famille des Barmékides ; les
raisons exactes de cet acte sont mal connues : Haroun a-t-il trouvé
ses vizirs trop puissants ? Avaient ils, comme on l’a prétendu,
intrigué de façon à amuser les shi’ites au pouvoir ? La
question reste posée. Par ailleurs, des troubles ne cessaient de
secouer l’Empire. Haroun trouva la mort en 809 au cours d’une expédition
au Khorasan contre une révolte des populations iraniennes et turques.
Sa succession donna lieu à une guerre fratricide dont al-Mamoun (
813-833 ) sortit vainqueur, mais il ne put entrer dans Bagdad qu’en
819.
En 803, Haroun al-Rashid s’est débarrassé de la famille des
Barkémides ; les raisons exactes de cet acte sont mal connues :
Haroun a-t-il trouvé ses vizirs trop puissants ? Avaient ils,
comme on l’a prétendu, intrigué de façon à amener les shi’ites
au pouvoir ? La question reste posée. Par ailleurs, des troubles
ne cessaient de secouer l’Empire. Haroun trouva la mort en 809 au
cours d’une expédition au Khorasan contre une révolte des
populations iraniennes et turques. Sa succession donna lieu à une
guerre fratricide dont al-Ma’moun (813-833) sortit vainqueur, mais il
ne put entrer dans Bagdad qu’en 819. Mu’tazilisme contre orthodoxie
Al-Ma’mun a été un prince intelligent sous le règne duquel la
civilisation abbasside a connu son apogée. Dans le désir de mettre fin
à l’opposition entre Abbassides et Alides, il désigna comme son
successeur, en 817, ‘Alî al-Ridâ, imâm des Alides duodécimains :
cet acte politique ne marquait pas un ralliement au shi’isme, mais une
tentative heureuse de réconciliation, d’autant que ‘Alî al-Ridâ
était un homme remarquable. Mais cette décision souleva la réprobation,
notamment à Bagdad où une révolte aboutit à la nomination d’un
autre calife, Ibrâhim ibn al-Mahdî. La mort de ‘Alî al-Ridâ et du
vizir pro-alide d’al-Ma’moûn entraîna l’abandon de cette
politique de rapprochement. Bagdad était alors un grand foyer intellectuel ; le calife,
homme plein de curiosité, s’intéressa de près aux œuvres grecques
alors traduites par les chrétiens : philosophie, sciences, médecine ;
Aristote était l’objet d’études, et ainsi pénétra chez les
intellectuels orientaux la méthode du raisonnement logique :
celle-ci reçut son application principale dans l’école mu’tazilite
(1er groupe laïque iranien dans l’islam), apparue dès la
fin de l’époque omeyyade, mais qui a connu son véritable développement
sous al-Ma’mun. Il convient de noter que plusieurs théologiens
mu’tazilites appartenaient à la classe des mawâlî, ce qui pourrait
expliquer certains thèmes d’ordre social de la doctrine. Celle-ci
faisait appel à la raison individuelle, au libre arbitre, seul
compatible avec la justice divine ; de plus, les mu’tazilites
tenaient le Coran pour créé et non pas pour éternel ; cette
dernière thèse souleva de vives controverses à Bagdad. Le calife qui avait pris
parti pour les mu’tazilites, essaya d’imposer officiellement leur
doctrine, au besoin par la persécution (827). Au même moment, à l’est de l’Empire, un général d’al
Ma’mûn, Tâhir, se proclamait indépendant au Khorasan et faisait
dire la khotba (prière faite au nom du calife) à son propre nom ;
en Egypte des troubles éclataient ; en Azerbaydjan, un mouvement
de résistance à caractère social, lancé par Babak (chef révolutionnaire
d’un mouvement mitraïque) prenait de l’ampleur entre 826 et 837.
Alors qu’il allait relancer la guerre contre les Byzantins, al-Ma’moûn
mourut subitement à Tarsous. Son successeur, al-Mu’taçim (833-847) est à l’origine de deux
faits graves qui ont transformé la structure du califat abbasside :
le premier est l’appel à des mercenaires étrangers, Berbères,
Slaves et surtout Turcs, pour constituer la garde personnelle du calife
qui se défie des Persans et des Arabes, trop impliqués dans les
querelles dynastiques, politiques ou religieuses. Cette garde
personnelle, toute dévouée au calife, à l’origine du moins, va
jouer un rôle de plus en lus important dans la politique califienne et
ses chefs seront à certains moments pratiquement les maîtres du
pouvoir. L’autre fait est l’abandon de Bagdad par le calife. Celui-ci
s’y sent mal à l’aise, la population y est difficilement
gouvernable, en particulier par son hostilité au mo’tazilisme. Si
bien que al-Mou’taçim décide en 835 de se transporter à Sâmarrâ,
à 95km au nord de Bagdad, où il est sous la protection directe de sa
garde. Cell-ci bénéficie des faveurs du calife, au mécontentement des
arabes et des Persans qui retirent leur affection à la dynastie :
les califes abbassides sont désormais liés à leur garde et plus spécialement
aux Turcs qui en forment l’élément essentiel. C’est ainsi que le calife al-Moutawakkil (847-861) parvint au
pouvoir avec l’appui de deux chefs turcs dont l’un fut ensuite
assassiné. Al-Moutawakkil fut lui-même assassiné plus tard par des
soldats turcs. Durant son règne se produisit une réaction sunnite :
la philosophie, la théologie dogmatique (khalâm) et le
mo’tazilisme furent condamnés et interdits ; le calife a mené
aussi la lutte contre le shi’isme, allant jusqu'à faire détruire le
tombeau de Husayn à Kerbelâ et à y interdire les pèlerinages. Il a
été le dernier calife abbasside qui ait voulu vraiment gouverner. Après
lui commence une période de désagrégation du califat d’où
sortirent d’une part le califat fatimide d’Egypte et d’autre part
la prépondérance seldjoukide sur les territoires abbassides. Le vizir.
L’administration. L’armée
L’essentiel de l’administration abbasside a été emprunté aux
Omeyyades ; mais dans le détail on constate que l’influence
iranienne s’est développée, grâce à l’introduction de nombreux
fonctionnaires persans. L’instauration d’un vizir est conforme à
l’optique des califes abbassides qui se sont déchargés sur ce
personnage du soin de l’administration de l’Empire. En principe,
c’est, comme les autres, un fonctionnaire à qui le calife délègue
une partie de son autorité, mais, comme il est placé à la tête de la
hiérarchie, il use, et abuse, de ses pouvoirs selon la personnalité
plus ou moins affirmée du souverain. Homme de confiance de celui-ci, il
détient les pouvoirs civils, parfois aussi les pouvoirs militaires ;
sa puissance est grande et s’est transformée en une puissance
héréditaire, par la création de véritables dynasties de
vizirs, la première d’entre elles ayant été celle qui fut fondée
par le premier des vizirs abbassides, Khâlid al-Barmakî, qui a duré
jusqu'à son élimination par Hâroûn al-Rashîd en 803. Les bureaux de l’administration, machine très perfectionnée,
sont groupés à Bagdad et constituent de véritables ministères ;
mais la centralisation excessive ne peut qu’être préjudiciable à
l’Empire et favoriser les tendances locales à l’autonomie. Les
bureaux (dîwân) ont en charge les finances et le Trésor, la
chancellerie, la poste (barîd) : ce dernier bureau est
important, car il permet les liaisons avec les provinces et sert de
moyen d’information. Dans les provinces, on ne constate aucune
innovation par rapport à l’époque omeyyade, sinon que les
gouverneurs des provinces les plus éloignées de la capitale tendent à
prendre de plus en plus d’importance et d’influence personnelle. Les fonctions judiciaires sont confiées par le calife, juge suprême
de l’Empire, à des qâdîs qu’il nomme lui-même. Ces qâdîs
rendent la justice, au civil et au criminel, suivant la sharî’a,
la loi coranique ; en cas d’incertitude, ils peuvent consulter un
savant spécialiste (‘âlim, plur. ‘oulamâ) ; en
outre ils ont d’autres tâches : conclusion des mariages, exécution
des testaments, tutelle des orphelins ou des incapables, surveillance
des rues, etc. Ces tâches devenant de plus en plus nombreuses et
absorbantes, les qadîs ont été assistés par des ‘adîl (littéralement
homme juste, honorable) qui, de simples témoins, sont devenus des
notaires assesseurs. Dans un Etat où les fonctions changeaient souvent
de titulaires, les qadîs ont eu le privilège d’être respectés
par le pouvoir en raison du caractère strictement religieux et
juridique de leur charge. Il faut noter que si, à partir du milieu du
IXe siècle, à l’échelon supérieur de l’administration,
favoritisme, prévarication, concussion ont été de tradition courante,
en revanche à l’échelon des bureaux un personnel de qualité, cultivé,
recruté le plus souvent parmi les malawî d’origine iranienne
(il y a aussi des chrétiens et des juifs), à donné à
l’administration une valeur et une stabilité exemplaires. Ainsi que
l’a décrit M. Gaudefroy-Demombynes : « il y a une probité
professionnelle des bureaux, un dignité, une tradition, à coté du
manque de moralité administrative des grands ». Par rapport à l’époque omeyyade, l’armée n’est plus une
armée de conquérants, mais un instrument destiné à faire appliquer
une politique dans les limites de l’Empire,
et surtout dans les provinces de l’Orient. Au début de la
dynastie, le recrutement est principalement effectué parmi les
Khorasaniens (iraniens) qui ont assuré le succès des Abbassides. Mais
à partir du IXè siècle, les califes se défient des Arabes et des
Iraniens. Ils recrutent alors des mercenaires, surtout des Turcs
qu’ils font venir d’Asie centrale. Cela entraîne un déclin de
l’aristocratie militaire de type traditionnel ; la place qu’ont
prise par la suite ces mercenaires a transformé complètement au Xè siècle
la physionomie politique, sociale et financière de l’Empire. Pendant
les premiers temps des Abbassides, l’armée a joué son rôle
essentiellement militaire contre les Byzantins qui, aux alentours de
745, avaient repris l’offensive en Syrie du Nord, en Arménie et
avaient reconquis Chypre. Durant le califat de Hâroûn al-Rashîd, de même,
la défensive a prévalu à la frontière syrienne, tandis que sur mer
la suprématie musulmane se manifestait sans conteste. Sans vouloir aborder maintenant le problème dans son ensemble, on
peut déjà constater que le commerce est devenu, au IXè siècle, la
manifestation la plus tangible de l’expansion musulmane. Le centre en
est le Golfe Persique, en raison du rôle joué par Bagdad et des ports
situés sur ses rivages : Baçra, Obollah en Iraq, Sirâf en Iran ;
de là les navigateurs et les marchands musulmans gagnent l’Inde
occidentale où ils ont créé des comptoirs et des relais ; plus
à l’est encore ils touchent Ceylan où ils rencontrent les marchands
chinois ; certains musulmans sont même allés jusqu’en Chine et
les fameuses aventures de Sindbad le marin sont un reflet romanesque des
voyages aux péripéties multiples entrepris par les marchands. De l’Iraq, des routes terrestres mènent d’une part vers
l’Iran et l’Asie centrale, d’autre part vers l’Arménie et les
territoires byzantins, d’autre part vers la Syrie et l’Egypte. En
Asie centrale, vieux centre de transit commercial entre le Proche- et
l’Extrême-Orient, passage d’une des routes de la soie, les
marchands arabes, iraniens, turcs, chinois et indiens se côtoient et
procèdent à des échanges. Au Proche-Orient, les négociants et les
marchants arabes sont en liaison avec les marchands byzantins – dont
on ne doit pas mésestimer l’importance en dépit du déclin politique
– et avec des marchands venus des différents ports de la Méditerranée,
spécialement de la Méditerranée musulmane. Il est possible qu’ils
aient été aussi en rapport avec des marchands baltes et scandinaves :
on a en effet découvert des monnaies musulmanes sur les rivages de la
mer Baltique ; cela ne prouve pas ipso facto l’existence
de comptoirs musulmans en ces lieux, mais, ou bien que des marchands
musulmans ont pu épisodiquement y parvenir – ce qui est à prouver -
, ou bien que des produits et des monnaies musulmanes (très recherchées
alors) ont pu être drainés vers la Baltique par l’intermédiaire des
Slaves, des Bulgares ou des Khazars, ou bien enfin il s’agirait là de
« trésors » constitués par des marchands non musulmans qui
jugeaient utile de thésauriser en dinars et en dirhems. Sans être devenue un lac musulman, la Méditerranée est passée,
après la conquête de la Crète et de la Sicile, sous le contrôle
abbasside et le commerce maritime peut s’y effectuer sans encombre des
rives de l’Espagne et du Maghreb à celles de l’Egypte et de la
Syrie. Les ports européens ne jouent alors qu’un très petit rôle,
limité à un trafic réduit avec l’Espagne et l’Ifrîqiya. Quoique
l’Espagne ne soit plus sous la dépendance du califat de Bagdad, cela
n’empêche nullement les relations commerciales entre l’Ouest et
l’Est musulmans, d’autant que nombre de syriens sont venus et
viennent encore s’installer en Andalousie et au Levante, tout en
conservant des liens avec leur pays d’origine. Dans cette Méditerranée,
l’Ifrîqiya tient une place de choix en raison de sa situation entre
les deux basins de cette mer, mais aussi en raison du fait qu’elle est
le point d’arrivée à Gabès et à Gafsa, des principales pistes
caravanières du Sahara (d’autres arrivent à Sidjilmasa au Maghreb occidental). Vie
intellectuelle et artistique
Ce qui a assuré le prestige du califat abbasside, au moins autant
que son expansion économique, et beaucoup plus au regard de la postérité,
c’est l’extraordinaire développement intellectuel et scientifique
qui lui est apparu dès la fin du VIIIème siècle et s’est continué
jusqu’à la fin du XIè siècle, l’âge d’or se situant au IXè.
Un fait caractéristique se détache dans cette expansion : la
langue arabe est désormais adoptée par tous les écrivains de
l’Empire, même par les non-musulmans ; c’est là un des plus
beaux résultats de la conquête, de l’expansion militaire et humaine
ainsi que de l’assimilation des populations vaincues. L’Islam y a
joué un grand rôle, d’abord par l’accroissement du nombre de
convertis, et aussi parce que la langue du Coran est devenue la langue
commune à tous les sujets de l’Empire. Certains auteurs ont utilisé
le qualificatif d’arabo-musulman pour désigner cette période. Il
faut y voir un sens restrictif, cherchant à distinguer,
involontairement, Arabes et musulmans, alors qu’il n’y a plus en
fait qu’une littérature d’expression arabe, même si elle a été
parfois l’œuvre de non-Arabes ou de non-musulmans. Les
sciences
Un bouillonnement considérable se produisit alors, dans des
domaines privilégiés : philosophie, médecine, sciences ; grâce
aux travaux, aux études, aux recherches des penseurs et des savants
iraniens, l’esprit humain a fait des progrès énormes que
l’Occident chrétien n’a connu que plus tard, par l’intermédiaire
de l’Italie et surtout de l’Espagne. Des noms sont demeurés vivants
au travers des siècles : des philosophes comme al-Kindî (850),
al-Fârâbî (950), Ibn Sînâ (Avicenne, 1037), qui ne sont pas resté
étrangers aux recherches en mathématiques, en physique, en médecine ;
des astronomes : al-Khwârezmî, Aboû l-Wafâ, le Sabéen Thâbit
ibnQuorra qui a déterminé la durée de l’année solaire, al-Battanî
qui a découvert l’inclinaison du plan de l’écliptique ; en
mathématiques, introduction des chiffres indous (que nous appelons
arabes) et du zéro, utilisation de la trigonométrie par al-Battanî et
Aboû l-Wafâ, tandis que l’algèbre a été largement développée
par al-Khwâresmî. Grâce aux physiciens et aux chimistes de l’époque abbasside, de
nombreux corps furent découverts, des procédés d’utilisation mis au
point, des théories énoncées. La médecine, héritière de la médecine
grecque, fut particulièrement brillante, avec des traités sur les
maladies et des études sur le corps humain, y compris la chirurgie :
des savants comme Avicenne, al-Râzî, al-Zahrâwî, Ibn Zohr (Avenzoar)
– ces trois derniers ayant vécu dans l’Occident musulman – ont
apporté à la médecine une contribution exemplaire. On ne saurait oublier les premiers ouvrages de géographie, qui
correspondent encore plus à l’état d’esprit de l’époque
abbasside : découverte du monde par les conquérants arabes, et
aussi par les marchands, description des régions et plus encore des
villes. La géographie a été alors une base des connaissances de
l’homme « cultivé ». Elle a aussi servi
l’administration, et les ouvrages des géographes arabes sont considérés
comme une des sources essentielles pour l’étude du monde musulman.
Dans ce Panthéon scientifique, il convient de faire une place à part
à cet esprit encyclopédique que fut l’Iranien al-Bîroûnî, à qui
aucune science de son temps ne fut étrangère et qui témoigna d’une
curiosité hors du commun. L’enthousiasme créateur est un élément moteur remarquable :
on a même l’impression, devant cette floraison de travaux et d’œuvres,
que ce qui intéresse les savants et les chercheurs ce n’est pas tant
le résultat que l’ardeur que l’on met à faire progresser les
connaissances ; il y a une sorte de jaillissement, sans cesse
renouvelé, des ferments de pensée. Peut être le recul du temps et
l’accumulation de noms nous font-ils oublier que cette expansion
intellectuelle s’est étendue sur un peu plus de deux siècles.
C’est néanmoins une durée relativement courte, au regard du temps,
et c’est en tout cas une période de concentration de grands esprits comme il en avait peu existé dans le passé. Quoi qu’il en soit, il faut retenir qu’il y a là un phénomène
d’acculturation réciproque. Des Arabes, jusqu’alors étrangers à
toute spéculation scientifique et ne pratiquant que des genres littéraires
limités, ont eu accès à des domaines nouveaux pour lesquels ils ont
montrés des dispositions remarquables. Par surcroît, ils ont adapté
leur langue, qui est devenue – outre son rôle de véhicule religieux
– un instrument de culture. Des non-Arabes ont apporté leurs antécédents
intellectuels et culturels, adopté l’arabe et continué à faire
progresser cette langue. Celle-ci a été la langue commune de tous les
sujets de l’Empire Abbasside et au-delà, puisqu’elle fut celle des
émirats du Maghreb et de l’Espagne omeyyade.
(les Abbassides ; de Robert MANTRAN, L’Expansion Musulmane).
Protestantisme islamique
Combien
y a t’il d’Islam ? En Arabie Saoudite les harems subsistent, le port du tchador est
obligatoire, la femme ne peut participer à la vie active, elle n’a
pas le droit de conduire une voiture, etc… Au Maroc, l’application de l’Islam est encore différente …La
conception et l’application de l’Islam du Maroc n’est pas celle de
Khadafi en Libye, non plus à celles du Soudan, et toutes dans leurs
particularités de l’Islam n’ont rien à voir et dans leur globalité
avec l’Islam de l’Iran et depuis KHOMEINY à ce jour !! Ces différences sont souvent attribuées à la division de
l’Islam en plusieurs courants : les Shiites et les Sunnites, et
plusieurs tendances dans chaque partie !! « Trois Islam » Mais de manière globale, il y a deux tendances dans l’Islam : Les conceptions de l’Islam au
pouvoir et les conceptions de l’Islam en mosquée. Autrement dit, d’un coté il y a ceux qui pensent que l’Islam
ne doit pas être exercé en dehors des lieux du culte, telles les mosquées
et ne doit en aucun cas être mêlé à la politique. Et de l’autre coté, il y a ceux qui pensent au contraire que
l’Islam est la politique puisque le Prophète était un politicien. Et
que par conséquent, les lois devraient s’inspirer du Coran et des
livres Islamiques. « L’Islam
orthodoxe » Je nommerais le premier parti, qui sépare le pouvoir de l’Islam,
« l’Islam orthodoxe ». Les partisans de cette idéologie
confèrent à l’Islam un rôle exclusivement religieux, les religieux
ne s’occupent que des naissances, décès, mariages, de la prière,
etc… Tout ceci bien sur, en collaboration avec les forces au
pouvoir, quelles qu’elles soient : de gauche ou de droite,
monarchique ou républicaines, conservatrices ou modérées ; peu
importe le clergé, son orientation, puisque c’est lui, finalement,
qui impose indirectement ses idées politiques au pouvoir. Cette idéologie est notamment pratiquée en Algérie, au Maroc, en
Egypte, en Turquie et dans de nombreux autres pays. « L’Islam
catholique » Dans d’autres pays, et en Iran en particulier depuis, l’Islam
de Khomeiny est au pouvoir. Khomeiny
a prétendu que les
lois devraient découler directement de l’Islam et que les pays
islamiques devaient être entièrement dirigés par les gens de mosquée.
Par analogie, je nommerais cette fraction « l’Islam Catholique » :
le pouvoir du clergé. Actuellement, c’est cette idéologie « catholique »
qui se développe dans les pays musulmans. Khomeiny a nommé cet islam
« VILAIAT FAKIH », ce qui signifie pouvoir du clergé. Cette
idée grandit et acquiert de plus en plus de popularité. Dans les pays à « Islam orthodoxe » , il y a une
grande misère économique, la censure, pas ou peu de liberté
d’expression, une répression policière, des emprisonnements, un
matraquage, de la torture. Les musulmans se révoltent alors contre le
pouvoir et se réfugient dans l’idée lancée par l’Iran de Khomeiny :
l’Islam au pouvoir. Je ne parlerai pas de l’ancienneté de cette idée : elle
existe depuis le XIXème siècle avec Seyed Djamal Adlin. Je ne veux pas
parler de ce qui existe aujourd’hui. Actuellement deux facteurs assez
importants incitent les musulmans à se réfugier derrière les idées
de Khomeiny : -
La pauvreté -
Le manque de liberté L’idéologie islamique existait déjà dans beaucoup de pays
musulmans et elle s’est développée un peu plus chaque jour et déjà,
il y a des partis politiques dans la plupart des pays musulmans et également
dans les républiques islamiques au Pakistan, en Mauritanie, aux
Comores… La
troisième solution Suite au combat contre le pouvoir en Iran, après une analyse
politique et sociale du pouvoir iranien, l’étude du Coran et de
l’histoire de l’Islam, a été entrevue une troisième solution pour
les pays musulmans. Elle seule, je le pense, pourra faire face aux théories
des Islamistes « Orthodoxes » et « Catholiques »,
à condition qu’elle soit élargie, soutenue et publiée. On considère actuellement que les « catholiques islamistes »
seuls représentent un danger et l’on ne craint pas l’ « Islam
Orthodoxe ». Mais l’on oublie que les « orthodoxes
islamistes » peuvent devenir tout aussi fanatiques que les
partisans l’Islam politique ! Il est malheureux de voir qu’a l’époque de l’informatique,
des satellites et de la découverte de l’espace, des politiciens
essayent de profiter des sensibilités religieuses pour faire de la démagogie
et asseoir leur pouvoir. C’est ce que font également les « islamistes orthodoxes »
et le clergé « catholique islamique ». La troisième solution n’a jamais été formulée de la part de
musulmans :personne n’a osé ou alors cette idée a été étouffée.
Bien sur, beaucoup de non-musulmans ont attaqué l’idéologie
islamique. Mais l’on n’a jamais entendu parler de l’idée de
Renaissance de l’Islam qui pourrait nous amener à la laïcité. Les musulmans ne peuvent pas être contre l’Islam mais contre les
idéologies « catholiques » et « orthodoxes »
islamiques en utilisant l’Islam contre ces deux ennemis. Il faut créer
alors un mouvement, une idéologie, que je qualifierais de « Protestantisme
islamique ». Avec le protestantisme chrétien, cette idéologie n’a rien à
voir : cette terminologie est utilisée afin de schématiser et de
faciliter la compréhension. Nous ne sommes pas d’accord avec les « catholiques »
et les « orthodoxes » islamiques. Nous croyons à l’Islam.
Mais à un Islam qui débouche sur la laïcité et qui a une vision
critique sur l’histoire et le Coran. Qui proteste contre la violence
et le terrorisme au nom de l’Islam ! Le Prophète et le Coran intouchables ? Le protestantisme islamique nous ramènera à une communauté laïque,
à une vision raisonnable et rationaliste de la religion. Pour mieux situer ce protestantisme et pour admettre que les chefs
religieux sont des etre humains qui commettent eux aussi des erreurs,
nous devons parler également du Coran et du Prophète pour savoir si on
peut les remettre en cause, ou si, au contraire ils sont « intouchables » ?!
Le Coran intouchable ? Il est reconnu que le Coran n’a pas été rassemblé sous sa
forme actuelle par le Prophète. Quarante ans après la diffusion de la
première parole de celui ci et vingt ans après la mort du Prophète,
le Calife fait appel à plusieurs personnes qui donnent différentes
versions de la Bible de Mohammad. Une trentaine de versions ont été présentées et le Calife en a
choisi une seule, en donnant l’ordre de faire brûler les autres.
Parmi les livres rejetés, il y avait celui de l’Imam Ali, le gendre
du Prophète, qui était plus proche et plus fidèles des idées de
Mohammad que celles du livre sélectionné. Il contenait notamment des versets qui avaient été annulés et
dans beaucoup de parties les conversations étaient différentes ainsi
que l’écriture. Depuis, tout le monde a accepté de ne plus toucher au livre choisi
par la Calife du Prophète. Le livre qui était rassemblé plus de
vingt ans après le Prophète et nommé CORAN !! Après un siècle d’Islam, plus personne n’a parlé de
l’annulation d’une partie de cette Bible. Le Coran : Paroles de Dieu ou de Mohammad ? Pendant les premières années de la création de l’Islam, un débat
fondamental occupait les fidèles. Ils se demandaient si le Coran était
constitué seulement des paroles de Dieu ou bien aussi des paroles de
Mohammad et de ses disciples les plus proches. Après un certain temps, le débat fut clos, la majorité du clergé
islamique de l’époque considérant qu’il n’y avait plus à dire
à ce sujet, et que le mieux était de
n’en point parler. Cependant, Mohammad a repris parfois dans les versets du Coran, les
paroles de ses conseillers intimes. Par exemple, au cours de l’une des guerres, le bruit s’étendu
que Mohammad avait été tué. A ce moment là, le porte drapeau des
troupes de Mohammad cria : « Mohammad était un homme
comme vous et s’il s’est fait tuer. Vous ne devez pas revenir à
l’ancienne religion ! » Par ces mots, il empêcha les soldats des troupes de Mohammad de
fuir. Après la guerre, il s’est avéré que Mohammad était finalement
encore en vie. Mohammad a repris dans le Coran la parole du porte drapeau comme étant
une parole divine. Cette phrase y figure encore à ce titre. Nombreux sont les exemples de ce genre. Les paroles de ALI, OMAR,
et d’autres conseillers intimes de Mohammad sont ainsi devenues
parties intégrantes du Coran. SUYUTI, l’un des plus grands historiens
de l’Islam traite ce sujet dans l’un de ses essais. Dans une partie du Coran, nous trouvons des versets démocratiques
qui encouragent le Prophète d’Islam à prendre conseil auprès des
autres. Et même dans un de ces versets, il dit que les autres peuvent
garder leurs croyances et leurs religions, et lui va garder la sienne.
Les
noms du livre du prophète de l'Islam Ce qui fut rassemblé et inscrit par
Othman a pris le nom de Coran, et jusqu'à aujourd'hui, on l'appelle
" le Coran ", " le grand Coran ", " le glorieux
Coran "; mais dans ce livre même, il existe plus de cinquante cinq
noms pour nommer le livre de l'Islam. Ainsi, dans divers versets, les poèmes
de l'Islam sont appelés différemment : Bref, au lieu du Coran (livre lisible),
chacun de ces cinquante cinq noms aurait pu être le nom du livre de
l'Islam, mais jusqu'ici "Coran", " Glorieux " et
" Généreux " sont les plus connus. Les
livres écrits sur les différences de corans L'on verra en quoi les livres compilés
par les secrétaires particuliers du prophète de l'Islam étaient différents
de celui qu'Othman inscrivit comme étant le Coran. Mais avant d'ouvrir
ce débat, il faut rappeler que dans les premiers siècles de l'Islam,
beaucoup d'ouvrages furent écrits, qui relevaient des différences
entre corans existants ; et bien qu'Othman affirmait et inscrivait une
seule version, il fallut des années pour que les savants islamiques
reconnaissent ce livre, et le propagent dans le monde islamique. Nous dénombrerons ici les noms des sept
livres importants et notables qui furent écrits par les savants
originels d'Islam, à propos des différences entre Corans : Quelles
furent les différences de corans entre les secrétaires du prophète de
l'Islam et du d'Othman ? En ce qui concerne le Coran d'Imam Ali,
nous avons dit, lors des pages précédentes, que d'abord, il fut ordonné
en fonction des dates des créations poétiques (dates des révélations)
et ensuite, que les versets abrogatifs et abrogés furent relevés dans
ce livre. Hassan Ibn Abasse raconte qu'il avait
entendu de Hokm Ibn Sahir, qui l'avait, lui, entendu d 'Abdé Kheir qui
finalement, l'avait entendu lui-même entendu d'Imam Ali, que la première
personne ayant rassemblé le Coran de sa mémoire fut (Imam) Ali, et que
ce Coran était gardé dans la famille de Djaffar ; et j'ai vu chez Abou
Hamzéh Hassani - béni soit-il - un coran écrit avec l'écriture d'Ali
Ibn Abi Taléb et dont quelques feuillets étaient abîmés, et ce Coran
était resté dans la famille de Hassan en héritage selon l'ordre des
sourates, et d'après la révélation.... (Al Féhrést Ibn Nadîm-La
liste d'Ibn Nadîm- Page 147). Le
Coran d'Abd Allah Ibn Massoud Fazl Ibn Châsan dit : l'ordre des
sourates du coran de Mossahéf d'Abdo Allâh Ibn Massoud fut, dans un
ordre différent de celui d'aujourd'hui : da Abi Lahab Va Ghad Tab Ma
Aghnâ Maléhou Va Ma Cassab (Que les deux mains d'Abi Lahab périssent
et qu'il périsse lui-même, ses richesses et ses oeuvres ne lui
serviront à rien )-..." (Al Phéhreste d'Ibn Nadim-La liste d'Ibn
Nadim). Le Coran
d'Abi Ibn Kab Fazl Ibn Ghasan dit : L'un de nos
proches en qui l'on a confiance disait : j'ai trouvé l'ordre des
sourates du Coran tel que celui d'Abi Ibn Kab, à Bassora, dans un
village qui s'appelait Ghariat al Ansar à douze kilomètres de Bassora,
chez Mohammad Ibn Maléké Ansari, qui nous a montré un Coran et dit :
ce Coran appartient à mon père et nous le tenons de nos ancêtres. J'y
ai jeté un coup d'oeil et en ai extrait les débuts et les fins des
sourates ainsi que le nombre de leurs versets. Au début il y avait :
Fatéhat al Kétab (l'ouverture du livre)-Bagharéh (la vache)- Néssâ
(les femmes)- Allé Omran (la famille Omran) -Anâm (les bienfaits) -Eerâf
(le purgatoire)- Maédéh (la table) - je doute qu'il ait eu la sourate
(Younesse-Jonas)- Anfâl (les surestimations) -... Davoud (David) ...
Tahâr (les propres) ...Insân (l'homme)... Nabi Aliéh al Salam (le
missionnaire auquel salut)...Hai Ahl al Kétab les gens du livre) - Lam
Yacon Aval Makan ... trois verset...B al Kofar Molhagh et ainsi de
suite...Tous les versets furent au nombre de six mille deux cent dix. (
Al Féhreste -La liste d'Ibn Nadime Page 46). Enfin, l'ensemble des sourates du Coran
de Ben Kab n'atteignait pas les cent seize et un bon nombre de sourates
de ce Coran n'existent pas du tout dans le Coran d'Othman. Comme les
sourates Davoud (David), Tahâr (les propres), Nabi Aliéh al Salâm (le
missionnaire auquel salut)... Les
destructeurs et les destructions du Coran Le débat ayant trait aux destructeurs
(nassékh) et aux destructions (mansoukh) est un des principaux problèmes
de l'Islam et du Coran. Problème qui fut négligé jusqu'ici et comme
cela a été évoqué plus loin, le prophète d'islam, lui-même, avait
envisagé de rassembler son livre (le Coran) en vue de déterminer, ou
d'éliminer, les versets destructeurs ainsi que les versets détruits,
et l'on a dit que dans le Coran d'Imam Ali ce problème avait été pris
en compte. C'est un sujet évident et clair. Car comme nous l'avons dit,
Mohammad a admis un bon nombre de traditions datant de l'obscurantisme
arabe, et nous verrons plus loin à quel point, par obligation, il se
comportait avec respect à l'égard des Quoriche et de leurs rites. Et
que donc s'il avait pu, il aurait abrogé beaucoup de traditions et de
pratiques de l'obscurantisme arabe, qui subsistent jusqu'à aujourd'hui,
époque de civilisation et de technologie. Le Coran
durable et agréable à lire Il n'y a aucun doute que le Coran est
une belle poésie particulièrement son " Ghéssar al Sour
"(Les plus petites SOURATES) qui se rapporte à la Mecque et à la
première période d'Islam. Si nous révélons quelques sujets tabous de
ce livre durable, ce n'est pas pour le nier. Car le Coran est un livre
historique, littéraire et philosophique à propos duquel l'on pourrait
écrire de nombreuses pages ; c'est ainsi que les mathématiciens ont,
grâce à la science de nombres, fourni des théories numériques sur ce
livre. Les astrologues, également, l'ont analysé d'après
l'astrologie... ou alors tel spécialiste de l'informatique a obtenu
tels résultats en faisant analyser ce livre par ordinateurs... ou tel médecin
aura écrit un livre médical sur le sujet etc... j'ai vu la majorité
de ces ouvrages... et nous pourrions dévoiler des secrets que la saisie
informatique rendrait encore plus passionnants. L'influence
des conseillers persans, abyssins, juifs et romains dans le Coran Comme nous l'avons expliqué dans le
livre " De Mitra à Mohammad " les principaux conseillers du
prophète d'islam étaient Salman Parsi d'Iran, Balal Habachi
d'Abyssinie et Sahib de Rome. Ils faisaient partie, tous les quatre, du
cercle des savants, intellectuels et érudits de leurs pays, dans leurs
langues originelles, ainsi que celles des autres amis du prophète de
l'Islam, de la même façon que des Juifs, des Nabatéens et des
Syriaques influencèrent le Coran. Les mots
non arabes dans le Coran Alors!...Le prophète d'Islam eut
quelques conseillers importants qui l'ont aidé dans la formation de la
révolution et jusqu'à l'élaboration de son idéal-type. Malgré ce
que l'on apprend dans le Coran, à savoir que ce livre fut révélé en
langue arabe, mais que d'autres mots, issus des langues civilisées de
cette époque s'y rencontrent. Ces mots sont probablement les propos de
proches amis du prophète de l'Islam, originaires d'autres pays, et
jouant un rôle certain dans les décisions et les poèmes du prophète
de l'Islam. Ces proches amis furent à de nombreuses occasions ils
furent d'avoir recours aux mots de leur propre langue pour s'exprimer
clairement. Ces mots furent ensuite "arabisés", c'est-à-dire
qu'ils se placèrent naturellement dans le cadre de la grammaire arabe. Comme nous en avons déjà évoqué
quelques exemples, une fois que le nouveau style du prophète de l'Islam
dans la création du Coran se fut installé parmi les Musulmans de l'époque,
il devint évident que ses proches amis pouvaient faire de la poésie,
et du discours, tout comme lui, à l'instar des quatrains de Khayam ,
des odes de Haféz ou de la poésie moderne de Nimâ (Nimâ est un poète
contemporain, nommé le Père de la Poésie Moderne Persane). Si quelqu'un connaît bien Khayam et Haféze,
et possède un talent poétique, il peut, en les prenant comme modèles,
faire de la poésie dans le même style. Depuis toujours, ce phénomène
n'a été connu dans le monde littéraire qu'une fois un style inventé,
les autres ayant alors pu s'en servir pour faire de la poésie dans la même
tournure. Les termes
persans dans le Coran - Abarigh (pluriel d'Abrigh); Estabragh;
Tanour; Djahanam; Dinar; Al Rass; Al Rome; Zandjébil; Les termes
abyssins (éthiopiens) - Ela Raéc; Avâh; Avâb; Al Djabt;
Horm (haram); Haub; Dôrï; Sïnïn; Shatre; Tâhâ; Tâghoute; Al Eram;
Ghéise; Ghoureh; Kafle; Machcouh; Mansâh; Nachééh; Yassin; Yassdon. Quelques
termes romains dans le Coran - Sérâte; Tafagh; Ferdôs; Ghéste; Ghéstass.
Quelques
termes syriens dans le Coran - Yam (Al Yam); Houn; Ghouyoum; Addan;
Toure. Quelques
cas des termes juifs (hébraïques) dans le Coran - Akhlad; Baïre; Raéna; Al Rahmân;
Tavâ; Marghoum; Hodnâ; Ghamle. Quelques
cas des termes nabatéens dans le Coran - Varz; Varâ; Malakoute; Côfre; Ghat;
Mazhan; Sinâé; Sôfréh; Havâriyoun; Hasbe; Akvab; Asphar; Al; Alîm.
Le Coran
et les erreurs du prophète d'islam Quoiqu'en 1980 dans la revue
"Erchad", signifiant la conscience (publiée en Iran), et en
1981 dans par le livre "Renouveau dans les idées", nous nous
soyons expliqués brièvement, sur la chasteté et les erreurs des prophètes,
ainsi que des Imams, puisqu'ici, nous parlons du Coran et de sa création,
nous nous devons d'expliciter ces notions une fois de plus. Lors des ouvrages pré-cités, nous
avions dit que la chasteté, et le fait d'être chaste, ne signifient
aucunement ne commettre aucune erreur ni faute. Quiconque peut être un
homme chaste, quoiqu'aussi fautif. Pour cela, voyons d'abord ce que
signifie réellement chasteté. Aux termes du dictionnaire "Al
Modjam al Arabie ", Chasteté signifie "l'aptitude à éviter
le péché pour celui qui en est capable". Or il apparaît de façon évidente qu'éviter
le péché est tout autre qu'éviter l'erreur. En effet, le péché est
un concept religieux et moral, chargé de spiritualité. Alors que les
mots arabes Khatâ (faute), et Echtébah (erreur), désignent des événements
probables, quotidiennement, dans toutes les affaires politiques,
sociales, familiales. Une personne, quelque pudique et pure qu'elle
soit, peut commettre des erreurs, et connaître des désillusions à
l'occasion de ses décisions quotidiennes. Les critiques faites à l'égard du
Prophète existent toujours et portent sur différents sujets : 1 - On lui a reproché d'avoir mis un Elâh
(dieu) à côté d'Allah (Dieu). " Ne mets pas d'autres dieux avec
le grand Dieu." 3 - On le blâma d'avoir été ennuyé,
et attristé, des propos des rivaux et des Quoriche qui le menaçaient
de mort. (la sourate Al Hadjr, le verset 97). (O, Prophète ! nous savons bien que tu
es attristé et inquiet de leurs propos et.... "Et si tu doutes de nos poèmes (révélations
historiques et philosophiques) (et n'arrives pas à les saisir) vas
demander à ceux qui savent lire (et qui ont lu l'histoire du passé)."
(la sourate Younes- Jonas- le verset 9) (cité d'Ellâhï Ghomshéhi : 6 - Quelquefois le Prophète devenait hâtif
et citait des paroles comme versets coraniques, avec lesquels ses
conseillers (Gabriel) n'étaient pas d'accord. Dans de tels cas, on
l'invitait à demander à Dieu d'enrichir ses connaissances afin qu'il
n'énonce pas de propos impertinents. " Pour élever tes propos en
versets du Coran, ne te hâte pas avant que la révélation ne t'arrive,
et dis-toi constamment : Mon Dieu augmente ma connaissance!" (la
sourate Tâ Hâ, le verset 114). Ahmad ( Prophète)! Ici, le bien n'a pas
de valeur 7 - Une fois, à la suite des exigences
des Quoriche, le Prophète voulut tenir des réunions particulières,
durant lesquelles les musulmans pauvres n'auraient pas été présents.
En effet les Quoriche notables disaient : O Mohammad ! Nous faisons
partie de la noblesse des Quoriche, comment veux-tu que nous
participions à tes réunions en nous asseyant à coté de pieds nus, et
des mendiants de la ville ? Le prophète de l'Islam, qui avait le don
d'attirer les riches en leur parlant, accepta d'accueillir, un jour, les
pauvres et les "pieds nus", puis un autre jour, les riches et
la noblesse des Quoriche . Il fut promptement critiqué par le Coran à
ce propos : 8 - Certaines fois, il arrivait que
Mohammad, alors qu'il était en train de discuter avec les chefs des
Quoriche, ne répondit pas aux pauvres Musulmans qui, en passant par là,
le saluaient, parce qu'au début, la noblesse des Quoriches lui
reprochait de n'avoir pour ami que quelques mendiants et "pied
nus". Dans le Coran il y a une sourate qui relève exactement ce
fait et lui reproche ainsi de n'avoir pas répondu au salut d'Ibn
Maktoum, mendiant musulman et aveugle. " Il rechigna et tourna le dos.
Lorsque cet homme non voyant vint." " Mais celui qui est opulent, tu
tournes ton visage vers lui ?" " Mais ce mendiant qui court vers
toi, effrayé, tu le laisses, pour t'occuper de l'autre ?" 9 - Il arrivait quelquefois que le Prophète
se trouvât dans des pièges complotés par ses ennemis et, d'après le
Coran, devant eux et leurs revendications, ou s'agenouillait
(s'agenouiller est exactement le mot qui est utilisé dans le Coran) ou
s'apprêtait à le faire : " Il a fallu que la noblesse des
Quoriche te trompe, sur les révélations que nous t'avons fournies,
afin que tu nous insultes ( et nous attribues des mensonges) pour
obtenir leur amitié alors que nous t'avions rendu fort. Et tu as failli
t'agenouiller. Dans ce cas, nous t'aurons châtié doublement, dans ce
monde et dans l'autre, et tu n'aurais plus trouvé d'autre ami contre
nous." (le sourate Al Asrâr- les secrets, le verset 73). Le nombre
des épouses de Mohammad Le prophète de l'Islam aimait beaucoup
les arts et la nature. Il disait lui-même qu'il avait choisi en ce
monde trois choses : Femme, Parfum, Prière Le prophète de l'Islam s'habillait
toujours proprement et élégamment, et se mettait les meilleurs
parfums. Il n'avait jamais caché son amour pour les femmes et en prit
autant qu'il pouvait pour épouses après le décès de Khadijéh. Comme
il l'avait dit lui-même la femme était l'un de ses trois amants
mondains. "Désormais il ne t'est point
permis de te marier, et tu ne peux plus échanger une épouse contre
d'autres, quand bien même leurs beautés te charmeraient."(la
sourate Ahzab, les confédérés, le verset 52). 10 - L'autre problème important pour
lequel Mohammad fut critiqué à plusieurs reprises, et qui se rencontre
régulièrement dans les versets coraniques est relatif à ses épouses. Qui fut
Homéirâ (beaux yeux) du Prophète ? Puisqu'il s'est agi d'Aiéchéh, il
convient de parler du phénomène en Iran. C'est ainsi que parmi les Schïites, on
n'appelle jamais une fille de ce nom, bien qu'Aiéchéh ait été le
plus grand amour du prophète de l'Islam, et la plus chère de ses épouses.
A tel point que l'on trouve dans " Sahïh" ou "Sahâh"
de Boukhari : " Le prophète de l'Islam avait, à plusieurs
reprises, fait la prière à Aiéchéh ! C'est-à-dire que Aiécheh
s'allongeait devant le Prophète, et ce dernier faisait la prière vers
elle, et vers la direction traditionnelle de la prière (Ghébléh,
vers la Kaaba). Aiéchéh avait voulu se lever, mais Mohammad lui
avait dit : " Non, Ma Hôméira, sois tranquille, Dieu acceptera
mieux ma prière si une Homéira, comme toi, est devant moi." ( cité
de Sahïh de Boukhari). Il faut, enfin, rechercher dans
l'histoire, la raison pour laquelle "Aiéchéh" que le prophète
de l'Islam avait fiancée dès l'âge de six ans et amenée chez lui à
l'âge de huit ou neuf ans, est considérée par les Ayatollahs comme
une prostituée ! ? Comme écrit Tabarie : "Malgré le
fait qu'Aiéchéh fut la fiancée de quelqu'un d'autre, et que son père
Abou Bakr s'opposait à son alliance avec le Prophète, celui-ci
convaincut tout le monde et fit son alliance avec Aiécheh.". Elle
fut donc fiancée à 7 ans et mariée à 9 ans. Concernant les manières et les
coquetteries d'Aiéchéh aussi, le Prophète fut critiqué dans le
Coran. A la suite de chaque victoire, l'armée
victorieuse s'emparait des biens matériels, qui constituaient leurs
butins, mais partageait aussi entre ses membres les femmes et les filles
des vaincus. Même les femmes mariées et mères d'enfants, selon
l'ordre du prophète de l'Islam, devenaient interdites à leurs maris,
et l'armée gagnante pouvait les posséder. A ce propos, nous nous contenterons de
propos d'amis du prophète de l'Islam : Comme cela fut dit à plusieurs
reprises, le prophète de l'Islam, lui-même, avait beaucoup d'amour
pour les femmes, et c'est pourquoi lors des victoires de batailles, le
Prophète était le premier à pouvoir choisir la femme qui lui plaisait
parmi les rescapées de l'armée vaincue. Sa manière consistait à
mettre son burnou sur la femme désirée. Cela signifiait qu'elle était
choisie par lui. La plupart des épouses que le prophète
de l'Islam avait trouvées dans les batailles étaient des femmes mariées,
d'une grande beauté et même parfois juives, dont les maris étaient
morts au cours de la guerre, ou qui étaient encore vivants, mais la
femme était dans ce cas là quand même mariée avec le prophète de
l'Islam. Le premier mari de Safïéh s'appelait
Salâm. Après la mort de celui-ci, et puisqu'elle était belle et de
bonne stature, elle eut beaucoup de prétendants et se maria avec un
homme nommé Kassanéh. Pendant la bataille de Bani Nazire, le prophète
de l'Islam ordonna de couper la tête de Kassanéh...Lorsque le Prophète
vit les prisonnières au jour de Khéibar (le nom d'une bataille), il
mit son burnou sur Safiéh, et elle lui appartint. (page 1295) A la suite du massacre de la tribu
d'Amro Ghafarie, le prophète de l'Islam prit pour épouse sa fille
Shanbâ. Lorsque cette dernière vint chez le prophète de l'Islam, elle
avait ses règles, et avant qu'elle soit propre (et qu'elle couche avec
le prophète de l'Islam), Ibrahîme, le fils du prophète décéda, et
Shanbâ, (qui était un "butin") dit : si Mohammad était le
Prophète, son plus cher parent ne serait pas mort (avant son contact
avec moi). A la suite de cette parole le Prophète la libéra. (page
1296). - Le prophète de l'Islam avait entendu
parler de la beauté et la bonne stature de Ghasiéh fille de Djaber, et
il envoya Abou Saïd demander sa main... Lorsque la femme arriva chez le
prophète ,(où elle refusa de s'accoupler) elle dit : " Mon avis
n'a eu aucun rôle dans cette affaire, et je me réfugie au Dieu qui est
en toi... le Prophète l'a alors renvoyée chez les siens". - Le prophète de l'Islam se maria avec
Omé Habibéh, fille d'Abou Sofïân, dont le mari était Abdou Allah.
Celui-ci faisait parti des migrants qui étaient partis pour
l'Abyssinie, et s'étaient convertis au christianisme. Certains disent
que cela fut fait après la mort de son mari. - Une autre femme, qui fut mariée avec
le prophète de l'Islam, s'appelait Zéinab, et son mari se nommait Zéid
Ibn Haréss, le beau-fils du Prophète. L'histoire de cette femme est
connue de tout le monde : Un jour, que le prophète de l'Islam
allait chez son beau-fils, Zéinab était présente, et Zéid n'était
pas à la maison. Le prophète de l'Islam, en voyant Zéinab (sans voile
à la maison), s'en réjouit et dit : Les femmes
que le Prophète de l'Islam aurait voulues, mais qu'on lui a pas données Outre toutes les femmes et les servantes
qui vivaient dans son harem, le prophète de l'Islam avait également
demandé la main d'autres femmes qui, en dépit de son prestige et de
son statut important, refusèrent de se marier, ou de coucher avec lui. - dont Oméh Hânï la fille d'Abou Taléb
: le prophète de l'Islam lui demanda sa main, mais elle refusa en prétextant
qu'elle avait des enfants. - Egalement Zabaéh, fille d'Amér :
Mohammad demanda sa main à son fils Salaméh. Qui lui répondit qu'il
devait demander son avis à sa mère ... l'alliance n'eut pas lieu. - Le prophète de l'Islam désira Safiéh,
fille de Béchaméh, qui avait été fait prisonnier de guerre. Mais
Safiéh n'accepta pas et demanda au Prophète de rester avec son mari.Le
Prophète l'autorisa. - Le prophète demanda également la
main d'Omé Habib, fille d'Abass, mais Abass prétexta qu'il lui était
frère de lait, et l'alliance ne se fit pas. Enfin le prophète demanda en mariage ... Djamréh, fille de Haréss,
et son père répondit (mentit) que sa fille avait un défaut. (page
1298). L'autre
faute du prophète de l'Islam L'autre faute du prophète de l'Islam était
relative au problème de ses femmes, de telle sorte qu'il y a trois
sourates (Néssâ - les femmes -, Ahzab - confédérés -, et Tahrim -
la défense), avec plus d'une centaine de versets ayant trait au prophète
de l'Islam et à ses femmes. (Ces versets étaient des versets privés
et se rapportaient au cas particulier du prophète, mais non seulement
ils sont restés dans le Coran, de plus, ils sont devenus les ordres
islamiques). Le prophète de l'Islam était sujet à
commettre beaucoup de fautes, à cause des tentations diaboliques et des
malices de ses femmes... à tel point qu'un verset le critique sévèrement,
et désire autoriser ce qui fut interdit ! L'histoire est telle : puisqu'un certain
nombre des épouses du prophète de l'Islam étaient à l'origine des
butins, au regard d'autres femmes, comme Aiéchéh, qui fut la favorite
du harem, elles étaient déconsidérées. C'est ainsi que les femmes
nobles des Quoriche, telles qu'Aiéchéh, fille d'Abou Bakr, Hafazéh
fille d'Omar, Assmâ fille d'Othman, •mé Habibéh, fille d'Abou Sofïan
et Zéinab..., tissèrent-elles un complot afin que le Prophète ne fréquente
plus ses servantes, surtout Mariéh, qui était noire de peau, et afin
qu'il puisse s'occuper davantage de ses autres femmes. Le Prophète
tomba dans leur piège et promit de ne plus coucher avec Mariéh. Il se
l'interdit. O Prophète, pourquoi, pour faire
plaisir à tes femmes, t'interdis-tu ce que Dieu t'a autorisé ? (prépare-toi
à subir les conséquences de ta faute) Dieu est indulgent et miséricordieux
(avec toi). En outre, cheikh Tabarssi raconte, dans
Taphsiré Madjma al Biân, (l'interprétation de l'ensemble de paroles
une autre version concernant le verset de Tahrim (la défense) qui est
la suivante : Mais on trouve dans le Coran un verset
parlant de la déloyauté et de la fornication (la prostitution)
(c'est le mot du Coran) des femmes du prophète de l'Islam, ce verset
pouvant avoir été formé à la suite des accusations charnelles
attribuées à Mariéh et à Aiéchéh, que le prophète de l'Islam
lui-même soupçonnait, d'où sa décision de charger Ali de tuer le
violeur. O, femmes du Prophète, chacune parmi
vous, qui se rend coupable de fornication ( qui soit ) prouvée et
certaine, verra sa peine sera de surcroît augmentée ; exercer (de
telles peines) est facile à Dieu. (le verset 30) O, femmes du Prophète, vous n'êtes pas
comme les autres femmes, oeuvrez la réticence et la pudeur et ne parlez
pas avec complaisance, minauderie et douceur pour que l'homme qui a de
mauvaise intention dans son esprit, ne devienne désireux, parlez sérieusement
et correctement. (le verset 32). Et restez chez vous, et ne faites pas
comme l'époque de l'obscurantisme où vous vous exhibiez (dans les
marchés) et exposiez vos ornements et vos beautés. (le verset 31). Après cela l'entrée des hommes dans
les foyers du prophète d'islam fut généralement interdit : O vous, qui êtes croyants, n'entrez pas
chez le Prophète sauf s'il vous invite à un repas. (le verset 53 ). Ensuite, il ajoute que même si vous y
êtes invités, quittez la maison du Prophète après le repas. Cheikh Tabarssi écrit dans "
Taphsiré Madjm al Biân " sur ce verset : " Après avoir amené
Zeinab l'épouse de Zeid, son beau-fils, chez lui, il a effectué son
alliance, fait une fête et offert un mouton à manger pour ses invités,
une fois le repas terminé le Prophète d'islam s'est levé pour que les
invités sachent que la fête s'est terminée et ils doivent partir. Et puisque les Arabes désiraient
ardemment les belles femmes de Mohammad, dans la même sourate, Ahzab,
le mariage avec les femmes du prophète d'islam fut interdit après sa
mort : " Ne soyez pas à la recherche de
blesser le Prophète de Dieu et ni de vous marier avec ses femmes après
lui..." ( le verset 53). Les Arabes qui furent jaloux de belles
femmes du prophète d'islam, se disaient constamment : pourquoi Mohammad
peut-il choisir n'importe quelle femme et même se marier avec nos
femmes ? S'il meurt, nous aussi, nous marions avec ses belles femmes... Et avant que la présence des femmes du
prophète d'islam soit défendue dans le marché (comme nous l'avons
indiqué dans les pages précédentes) Omar proposa que les femmes du
prophète d'islam et ses filles et les autres femmes musulmanes
s'habillent par " Djalabéh " (le burnous des femmes arabes
que l'on nommait probablement la longue chemise) afin que leur beauté
ne soit pas visible (car les habitants non musulmans de la Médine
vexaient les belles femmes du prophète d'islam et d'autres Musulmanes).
Ce propos d'Omar s'est trouvé parmi les versets du Coran et a subsisté
jusqu'aujourd'hui. Mais il s'avère évident que cela était
un problème conjoncturel et éphémère et n'était pas un ordre définitif
et éternel : |