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Voici un exemple des articles parus dans les journaux de la République Islamique d’Iran concernant Monsieur ABBASI, sans porter aucuns jugements de notre part sur Monsieur GANDJI et ses activités. C’est  seulement pour citer un article publié par un journal lié aux services de renseignement iranien pour créer des conflits parmi les personnalités exilées et les opposants.

Sans doute Monsieur GANDJI gère un mouvement d’opposition radical contre les Ayatollahs... :

TRADUIT DU PERSAN D’UN ARTICLE PARU DANS LE JOURNAL Keyhan aérien (Keyhan Havai Directeur Hossein Shariatmadari) publié à Téhéran, distribué à l’extérieur du pays N°1172 - 06/03/1996 , Pages 10:

Larrons en foire

  Le temps s'écoulant, parfois les ignominies et les fourberies de ceux qui se déclarent comme opposants au gouvernement de la République islamique d'Iran, apparaissent en plein jour.

  La lettre ci-dessous, écrite et, envoyée par un compatriote, relate une nouvelle scène de "guignols" d'opposants qui se dénoncent mutuellement.

Monsieur le responsable de la direction de Keyhan aérien,

J’ai le plaisir de vous informer que Manoutchehr GANDJI, après Ali AMINI, MADANI, et Chapour BAKHTIAR, gérait le service d’espionnage de la C.l.A. parmi les iraniens exilés avec une ambiance très propagandiste, soit disant en opposition avec le régime iranien. On vient de fermer sa boutique.

A la mi-août de cette année, le Sénat américain, dans le cadre de larges réductions budgétaires, a supprimé le budget réservé par la C.l.A au Dr Gandji.

Manoutchehr Gandji, durant ces années passées au service de l'Amérique, n'a pas cessé de faire grand bruit en Europe et, parader grâce à l'argent de la C.I.A. de temps en temps, dans la presse et sur les radios et télévisions. Moi-même, ayant été l’un de ses plus proches collaborateurs, j'avais connaissance de beaucoup de secrets intimes. Je voyais, cependant, que sa bourse ouverte amenait pas mal de publications et d'exilés à son petit cercle de flagorneurs. Peu nombreux étaient ceux qui cherchaient réellement à dénoncer sa nature d'espion.

Parmi ceux qui ont décrit des textes frappants et révélateurs contre le Dr Gandji, il faut citer Mr Torab SOLTANPOUR qui, sans crainte à l'aider de sa plume virulente et acérée, continuait à le dénoncer. Pour le Dr Gandji, bien sûr, il s'agissait de provocations orchestrées par Hassan ABBASI comme il l'a déclaré au cours d'une réunion.

C'est depuis 1989 que le Dr Gandji est assoiffé de sang envers Hassan ABBASI. Leur conflit remonte à l'époque où Gandji voulait, moyennant une somme considérable, obtenir la concession de la radio "Ava yé Iran", émettant à Paris sous la direction de Hassan ABBASI ; et je ne sais par quel mystère, il n’a pas réussi.

Donc, malgré la somme plus importante - comparée à celle versée à ABBASI ­proposée par Gandji, ce désir de posséder une radio à Paris lui est restée sur le cœur, tandis que Hassan ABBASI continuait son travail. Ce qui n'a pas empêcher Manoutchehr GANDJI de louer, à l'occasion du nouvel an (Now Rouz) ou du treizième jour de l'année, pendant plusieurs heures, les antennes de cette radio, payant le prix de la location à la direction française.

Les tapages que faisait, constamment ABBASI, étaient souvent sujets de discussions soulevées par GANDJI à l'intérieur de l'Organisation; et puis en janvier 1994, une chanteuse iranienne résident à Los Angeles, qui devait venir participer à Paris, à un programme pour le groupe de ABBASI, en a été empêchée, GANDJI lui ayant "graissé les pattes".

Il avait, en outre, préparé le terrain de sorte que la même nuit, Hassan ABBASI soit victime d'une agression. Ce dernier, à cent lieues de penser que GANDJI pouvait avoir fomenté le complot, a tout mis sur le dos de la République Islamique. Ainsi, GANDJI a réussi à faire tomber à l'eau le programme du janvier 1994 intitulé "Fête de Yalda" (jour anniversaire de la naissance du Mytra, premier prophète iranien), tout en faisant, faire accuser la République Islamique... Hassan ABBASSI, croyant que le "Hezbollah", avec intention de saboter son programme, avait expédié des gens de Téhéran à Paris et à Los Angeles, après avoir fait beaucoup de bruit, à déposé plainte contre les perturbateurs à Paris. C'est à la suite de l'enquête et de l'instruction du dossier qu'ont été découverts les files de marionnettistes aux bouts des doigts de Monsieur le Dr GANDJI. C'est à partir de là, paraît-il, que Mr ABBASI s'est accroché aux basques de Manoutchehr GANDJI, et emploie toutes ses forces pour lui porter des coups. Aussi, depuis un an, il a déclaré à maintes reprises sur sa radio, que GANDJI touche à sa fin, car, la C.I.A. supprime une partie de son budget. Au bout de quelques temps, il annonça que ce budget ne serait pas ratifié et, bientôt, l'Amérique comme elle l'a déjà fait à l'encontre de Ali AMINI, MADANI et BAKHTIAR, chassera GANDJI par un coup de pied au cul.

D'autre part, Hassan ABBASI, ayant recours à d'autres personnes, a continué une solide propagande contre GANDJI. Outre Mr Torab SOLTANPOUR, Mr le Dr Ehsan NARAGI et Shodja Eddin SHAFA, un autre religieux s'appelant Ayatollah Ahmad-Ali MESBAH, résident en Angleterre, a démoli le Dr GANDJI, dans un chapitre qu'il lui a consacré dans le livre qu'il a publié sous le titre "La religion, est séparé de la Politique". Bien entendu, Behrouz VOSSOUGHI et Esfandiar MONFARED-ZADEH, compagnons de route de Hassan ABBASI, ont prétendu, après l'assassinat de Fereydoun FARROKH-ZAD, dans un communiqué, que celui-ci avait été tué par le groupe de GANDJI ; mais, là, j'étais témoin du fait que FARROKHZAD ayant progressivement arrêté ses contacts avec GANDJI, a rencontré plusieurs fois Hassan ABBASI pour lui proposer sa collaboration.

  Il faut rappeler, également, que les "soupirs et plaintes" de Hassan ABBASI ont jeté la malédiction sur la chanteuse de Los Angeles et son mari.(Mme FATTANEH et Mr SHIRVAN BEIGI) Celui-ci (Mr SHIRVAN BEIGI) étant l'agent artistique de son épouse, a été reconnu comme le premier responsable de la non participation de celle-ci à Paris en janvier 1994. Il a, en plus, été poursuivi et incarcéré, plus d'une fois en Amérique, pour abus de confiance et d'escroqueries à l'Assurance, etc, et sa femme, à la suite de ces problèmes l'a quitté. Elle aussi, après les années vaches grasses, chante actuellement pour remplir son ventre en fin de semaine, dans un minuscule cabaret de Londres et n'ose pas retourner en Amérique, recherchée qu'elle est par la police américaine, pour escroquerie.

Le Dr GANDJI, afin de combattre ABBASI, a ouvert un vidéo-club à Paris dénommé APADANA et y a même produit quelques programmes; mais après la publication, dans le Keyhan aérien, d'un article révélant l'appartenance du vidéo-club Aqadana à GANDJI, il a mis fin aux activités de la boîte, alors qu'il avait obtenu beaucoup d'argent au titre de cotisations et formé une liste de noms dans le but de faire passer auprès de la C.I.A. comme étant celle des membres de son organisation. Évidemment, maintenant que le Dr GANDJI est parti en Amérique et a aussi perdu sa femme, un individu de la S.A.V.A.K. a réouvert le vidéo­club APADANA dans un autre quartier de Paris. Il s'agit, cependant, du bureau clandestin de GANDJI, qui a promis au gouvernement français de ne plus en avoir dans la capital. Voilà pourquoi, il met, par l'intermédiaire d'un tiers, une somme d'argent à la disposition de son ancien employé, ex-membre de la S.A.V.A.K. du Shah, pour que celui-ci ouvre son bureau clandestin, sous couvert d'un vidéo-club.

La fin de la guerre ABBASI-GANDJI trouve toute sa saveur et son sel dans le fait que, durant ces dernières semaines, elle s'étend à la publication "NIM-ROUZ" et à Shodja­-Eddin SHAFA. Ainsi "NIM-ROUZ" a réussi, à l'occasion d'un entretien, à faire avouer GANDJI, pour une dernière fois, qu'il touche de l'argent de la C.I.A. et voilà que Shodja­Eddin SHAFA s'est mis à l'attaquer dans une série d'articles bien solides, pour avoir dit que même Réza PAHLAVI reçoit de l'argent de l'Amérique.

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