ABBASI  David (Siyavash Awesta)
Ecrivain, Journaliste, Historien, Islamologue
President de l'Institut LEP  (LAIQUE EURO PERSE) institutlep.com
Directeur de Mehr Tv  mehrtv.com
Directeur de la Radio Soleil de Perse avairan.com
Directeur du mensuel ERCHAD erchad.com

MehrTv En Français
Regardez certaines  émissions Radio Télévisées de Mr ABBASI en cliquant sur les images, MehrTV par satellite, Telestar 5 et 12 dans le monde entier Vous pouvez la regarder sur Internet en cliquant ici.  &  Notre Archive des émissions télévisées depuis l'an 1999.

English                   I am a follower of Zaratoustra!                                    پارسی Persane

08Paris.com

ABBASI (Siyavash Awesta)

Entretien avec Jacques Vergès(Avocat)

Dialogue avec l’histoire               

 

 Pendant  plus de 30 ans Monsieur ABBASI, grâce à ses émissions télévisées et radiophoniques, a interviewé plusieurs dizaines de personnalités internationales… Voici l’une d’entre elles !

David ABBASI :  Un grand révolutionnaire. N’importe où que vous soyez vous demandez le plus connu, le plus célèbre avocat du monde, c’est Jacques Vergès.

Maître Jacques Vergès Bonjour.

Jacques VERGES :  Bonjour

David ABBASI :  Maître Vergès est un guerrier parmi les soldats de Dieu ou du Diable, du mal ou du bien. Comment vous vous voyez ?

Jacques VERGES : Ecoutez, je ne vois pas le monde quand même de cette manière, le bien et le mal mais disons que je me bats pour un idéal qui est considéré comme le bien par tout le monde c’est à dire pour l’indépendance des peuples, contre l’humiliation, contre les atteintes à la dignité humaine, contre la torture, contre l’agression.

David ABBASI : C’est à dire que vous ne croyez pas à la dualité du mal et du bien, du Noir et du blanc, vous croyez qu’une troisième entité peut exister comme le gris ?

Jacques VERGES : Non je crois que les choses sont beaucoup plus complexes. Le blanc n’est pas tout à fait blanc et le noir n’est pas tout à fait noir.

David ABBASI : Croyez-vous en Dieu ?

Jacques VERGES :  Je crois en l’homme.

David ABBASI : C’est l’Homme qui a créé le Dieu ?

Jacques VERGES :  Je ne sais pas.

David ABBASI : Une force du cosmos qui peut être plus forte que l’homme ?

Jacques VERGES : Je crois que rien n’est plus fort que l’homme. On le voit aujourd’hui, on l’a vu hier. Quand la France a combattu le FLN algérien et les algériens étaient moins fort du point de vue militaire et de l’armement et ils ont gagné. Les vietnamiens ont gagné à la fois contre la France et les Etats-Unis. C’est l’homme qui a gagné, c’est son courage.

David ABBASI : L’homme contre l’homme ?

Jacques VERGES : Non l’homme contre la machine. La force morale contre la force matérielle. L’homme avait moins de matériel. Les vietnamiens quand ils ont battu les Américains, ils n’avaient pas d’avions. Quand ils ont battu les Français, ils n’avaient pas de chars. Les Algériens ont gagné leur guerre et ils n’avaient ni avions ni chars. Ils avaient du courage.

David ABBASI : La foi.

Jacques VERGES : De la force morale.

David ABBASI : Est-ce que la force morale et le courage peuvent faire gagner contre les grandes puissances ?

Jacques VERGES : Sûrement.

David ABBASI : C’est l’histoire.

Jacques VERGES : On a qu’à voir en Irak aujourd’hui. Les Américains sont avec une armée extraordinaire, c’est la plus grande puissance militaire du monde et ils ont frappé un pays beaucoup plus faible…c’est une défaite morale, une défaite politique, ils n’ont réussi à réaliser leurs objectifs et maintenant ils ne savent pas comment s’en sortir.

David ABBASI : Est-ce que c’est une faiblesse des américains ou la force d’autres services de renseignement sur place qui peuvent manipuler plusieurs tendances idéologiques politiques mon cher Maître ?

Jacques VERGES : Non, c’est vrai qu’il y a des forces étrangères mais quand des hommes acceptent de mourir pour une cause, cela montre très bien que cela est une force morale.

David ABBASI : Ce n’est pas une faiblesse de mourir pour une cause, cela dépends de la cause mon très cher Maître ? 

Jacques VERGES : Certains disent que la fin justifie les moyens, peut-être la manière de faire la guerre la justifie aussi. Les gens qui se battent et qui se sacrifient pour une cause…les irakiens qui se battent quelque soit leur tendance se battent pour la dignité de leur pays, pour la dignité humaine, se battent contre Abou Graib qui est une monstruosité. Quand vous voyez des gens nus mourant tirés par une laisse par une jeune fille qui rit, nous sommes en pleine barbarie. Pendant la guerre en Algérie c’est la torture qui a été la défaite morale du gouvernement français.

David ABBASI : Croyez-vous que des messagers ou des prophètes étaient des choses positives dans l’histoire humaine ?

Jacques VERGES : Sûrement.

David ABBASI : On revient à la première question, Dieu prophète important même dans les combats. Vous citez l’Irak, l’Irak d’aujourd’hui ne pouvait pas continuer son combat contre les américains sans prophète, sans Dieu.

Jacques VERGES : Oui sans cette croyance qui est respectable mais vous savez les vietnamiens se sont battus sans référence à Dieu. Mais ils avaient une croyance dans la nation vietnamienne

David ABBASI : En philosophie, on dit toujours que l’objet auquel vous croyez n’est pas important, l’important est d’y croire.

Jacques VERGES : Les vietnamiens croyaient au Vietnam, leur culture…

David ABBASI : Il existait quelque chose en dehors de l’être humain, la pensée.

Jacques VERGES : Non la nation, la culture n’est pas en dehors de l’être humain.

David ABBASI : Cela divise le peuple.

Jacques VERGES : Non, les vietnamiens étaient unis dans le combat sinon ils n’auraient pas gagné la guerre.

David ABBASI :  On va résumer, Dieu existe et les prophètes sont justes.

Jacques VERGES : Ils existent et représentent un moment dans l’humanité.

David ABBASI : La plupart des gens que vous avez défendu était des croyants…leurs actes suivaient une croyance. Vous, Maître Jacques Vergès, ne défendiez-vous pas l’objet qu’ils croyaient, savoir s’il était juste ou non. Vous défendiez l’individu dont les valeurs n’étaient pas à 100% comme les vôtres.

Jacques VERGES : Je défendais les individus et leurs valeurs. Les valeurs des algériens étaient l’indépendance de l’Algérie. J’ai défendu des felaides palestiniens, certains étaient musulmans et d’autres chrétiens

David ABBASI : Toujours une croyance.

Jacques VERGES : Mais c’était pour l’indépendance de la Palestine.

David ABBASI : Mais s’ils n’étaient pas croyants, comme Jésus le sauveur, l’Islam politique révolutionnaire qui a changé le monde, jamais ils n’auraient pu être felaides.

Jacques VERGES : Parmi eux, il y avait des marxistes…

David ABBASI : Georges Arash …

Jacques VERGES : Je ne parle pas de ceux que je n’ai pas défendu.

David ABBASI : Je vais vous confier un secret.

Jacques VERGES : Oui.

David ABBASI : Vous connaissez, Georges Arash…vous savez malgré qu’ils étaient socialistes, communistes, marxistes mêmes des représentants de Fidel Castro dont l’Ambassadeur de Cuba en France il y a deux. Quand on discute à la fin on arrive à quelque chose, de temps en temps on va le nommer le Dieu, la force organisatrice de monde mais ils croyaient en des choses plus fortes que l’être humain.

Jacques VERGES : C’est possible.

David ABBASI : C’est pour cela qu’on ne peut pas donner sa vie sans penser que cette vie on va la donner pour quelque chose plus importante que l’individu.

Jacques VERGES : Oui c’est vrai.

David ABBASI : Croyez-vous à l’éternité de l’esprit et le retour de l’esprit mon cher Maître ?

Jacques VERGES : C’est une question à laquelle je pense sans arrêt sans pouvoir trouver de réponse.

David ABBASI : Mais dans le fond Maître Jacques Vergès, croyez-vous que l’esprit est éternel ?

Jacques VERGES : Cela dépends de ce que vous appelez esprit.

David ABBASI : Maître Jacques Vergès savez-vous que vous êtes un mythe dans le monde ?

Jacques VERGES : C’est possible.

David ABBASI : A votre avis vous êtes un mythe messager ou un prophète ?

Jacques VERGES : Je ne suis pas un prophète, je n’ai pas cet orgueil. C’est vrai que je suis connu et je représente pas par moi-même mais par ceux que j’ai défendu depuis 50 ans, un demi-siècle, tous ceux qui se battent contre le colonialisme, tous ceux qui se battent contre l’agression, tous ceux qui se battent contre la torture, la domination des plus forts, voilà ce que je représente.

David ABBASI : Est-ce que la Terre, le pouvoir toujours était à la main du mal, du diable ou on avait de temps en temps des pouvoirs humanistes.

Jacques VERGES : Je crois qu’il existe des moments dans l’histoire des pays et de l’humanité ou à un moment le pouvoir était humaniste.

David ABBASI : Vous pouvez nous donner quelques exemples mon cher Maître ?

Jacques VERGES : Lors de la seconde guerre mondiale à 17 ans, je m’engage dans les troupes du Général De Gaulle, il et bien évident que les forces du Général De Gaulle représentait vraiment un pouvoir juste qui se battait contre l’Allemagne nazi, il se battait contre les collaborateurs en France et en même temps nous étions une armée qui menait une guerre propre. Nous étions victorieux avec une guerre propre. Quand on entrait dans un village en Italie, on ne mettait pas de feu, on ne violait pas les femmes et la même chose en Allemagne.

David ABBASI : C’est à dire que la France a construit des écoles, les britanniques des mosquées, c’est cela que vous voulez dire ?

Jacques VERGES : Ce n’est pas cela du tout. Vous parlez des britanniques, je n’arrive pas à comprendre comment à Babylone les Britanniques ont pu démolir le palais…pour moi cela est inexplicable. Je ne peux pas comprendre en entrant à Bagdad les Américains ont protégé l’Institut du pétrole et laisser piller le musée archéologique et piller non pas par des vandales mais par des experts. Les copies n’ont pas été volées, les œuvres authentiques ont été volées. Ca c’est ce que je n’admets pas.

David ABBASI : Cela a toujours été l’attitude et les méthodes des vainqueurs.

Jacques VERGES : Pas toujours.

David ABBASI : Un vainqueur positif sauf le Général De Gaulle.

Jacques VERGES : Par exemple quand les romains ont conquis la Grèce, Alexandre s’est brouillé avec ses généraux par respect pour la civilisation perse.

David ABBASI : Par exemple, Alexandre, avant d’attaquer la Perse, lui-même a eut une admiration pour cette civilisation, ce n’est pas le cas, il se voyait comme l’enfant de la Perse surtout après tout ce que lui avait dit sa mère, il ne se croyait pas comme l’enfant de Philippe mais de la Perse. Pourtant ses soldats ont brûlé des villes, ont volé nos avesta, 120 ouvrages… mais c’était mieux de les brûler pour ne plus les utiliser ! alors pour vous Maître Jacques Vergès qui êtes un homme courageux, ce n’est pas une honte de dire cela, Maître Jacques Vergès c’est un homme courageux alors pour vous la peur c’est quoi ?

Jacques VERGES : Je ne sais pas.

David ABBASI : Alors pendant un certain on avait misé sur votre tête ?

Jacques VERGES : Le gouvernement français, le premier ministre de l’époque avait donner l’ordre aux services spéciaux d’abattre quatre avocats. Numérotés 1.2.3.4. le 1 a été tué, j’étais le numéro 2. Le colonel qui est en réserve aujourd’hui, qui n’est plus en activité reconnaît que c’est lui qui a organisé l’assassinat sur l’ordre du premier ministre de l’époque.

David ABBASI : Quand on parle de Mossad ce n’est pas vrai car Thierry Jean-Pierre dans son livre parle de Moussa, service de renseignement israélien qui voulait vous tuer donc c’était la France.

Jacques VERGES : L’un n’exclu pas l’autre.

David ABBASI : Pourquoi ?

Jacques VERGES : Le Mossad peut vouloir tuer des gens et les services spéciaux français à un moment aussi.

David ABBASI : Le Mossad n’a jamais oublié ou raté ses cibles. Vous connaissez, vous savez cela mieux que moi mon Cher Maître. Le Mossad, s’il voulait tuer quelqu’un même dans 5, 10 ou 20 ans il arriverait à son but.

Jacques VERGES : Oui je sais que le Mossad a tué un garçon de café marocain à Lillehammer en Norvège en pensant que c’était Salamé donc le Mossad n’est pas infaillible non plus…

David ABBASI : A 82 ans, grâce au ciel vous êtes toujours vivant, les menaces qui existaient à l’époque malgré tout ce que vous avez fait, nous connaissons l’histoire avec des individus qui font très très peu par rapport à ce que vous faites et qui sont liquidé tout de suite comment cela se fait que vous restez vivant !

Jacques VERGES : Peut-être.

David ABBASI : Mon cher Maître, vous avez défendu plusieurs chefs d’Etat, avez-vous travaillé pour des gouvernements ?

Jacques VERGES : La dessus il y a une légende, inspirée par mes adversaires c’est à dire mes ennemis. En général quand on dit que je défends des chefs d’Etat, je défends des pays. Quelque soit le régime, on a tous un pays. Quand une société de bâtiment française, américaine ou allemande construit un complexe hôtelier, immobilier et commet des malfaçons, défendre la société locale contre la société occidentale ce n’est pas défendre les chefs mais défendre les intérêts du pays et même si le chef est un dictateur.

David ABBASI : On ne parle pas des trois chefs africains. Est-ce que vous avez eut des contrats avec d’autres gouvernements. Par exemple, le dossier de Monsieur Nagash vous a été proposé par qui ?

Jacques VERGES : Par Monsieur Nagash.

David ABBASI : Lui-même. C’est lui-même qui vous a payé ?

Jacques VERGES : Il m’arrive de travailler gratuitement.

David ABBASI : Pour Monsieur Nagash, vous avez travaillé gratuitement ?

Jacques VERGES : Oui.

David ABBASI : Avez-vous actuellement des contacts avec lui ?

Jacques VERGES : Oui.

David ABBASI : Vous savez qu’il est devenu un homme riche, un politicien, il fait des interventions …Pour la libération de Monsieur Nagash, à l’époque êtes-vous intervenu ?

Jacques VERGES : Il m’a demandé d’être son avocat, il faut que j’intervienne et que j’interviens médiatiquement et auprès des autorités françaises.

David ABBASI : Dans les négociations ?

Jacques VERGES : Je ne suis pas intervenu. J’ai créé une situation qui forçait les autorités françaises à négocier.

David ABBASI : Pouvez-vous nous donner un peu d’explications ? Comment avez-vous créé cette médiatisation ?

Jacques VERGES : C’est simple. Monsieur Nagash a fait la grève de la fin et tous les jours je faisais un communiqué aussi bien à l’AFP, l’agence iranienne l’IRNA donnant l’état de santé de Nagash montrant qu’il pouvait mourir, qu’il n’avait pas les soins nécessaires et que la prison ne pouvait pas lui apporter les soins nécessaires et donc mobiliser l’opinion aussi bien en France que je l’imagine en Iran jusqu’à ce que les autorités françaises à la fin négocient non plus avec moi mais avec les iraniens.

David ABBASI : Qu’à obtenu la France de cette libération ?

Jacques VERGES : Je ne sais pas.

David ABBASI : Plusieurs milliards de contrats peut-être. Vous savez la France depuis Jacques Chirac surtout a signé de bons contrats avec la République Islamique d’Iran.

Jacques VERGES : Je ne sais pas mais je ne vois pas pourquoi il ne le ferait pas.

David ABBASI : Après l’échange de Nagash.

Jacques VERGES : Non, Nagash était du temps de Mitterrand…

David ABBASI : L’histoire du dossier nucléaire iranien que l’Iran a des parts dans  les sociétés boridoff françaises

Jacques VERGES : L’Iran avait des parts et investit dans le projet EURODIF je sais et je sais qu’il y a eut un conflit quand le nouveau pouvoir est arrivé en Iran et qu’à la fin au temps de Monsieur Rafsandjani un accord a été tenu mais je n’ai pas suivit.

David ABBASI : On a entendu que vous étiez prêt à défendre Saddam Hussein mais tout d’un coup tout a basculé dans le dossier de Saddam. Que s’est-il passé exactement ?

Jacques VERGES : Ce qui s’est passé est simple. Dans l’affaire de Saddam Hussein, 42 membres de sa famille m’avaient désignés mais sa fille qui était l’invité d’honneur du roi de Jordanie avait désigné d’autres avocats et comme il y avait un conflit d’avocats je me suis retiré car un conflit d’avocat c’est l’échec humain assuré.

David ABBASI : Vous pensez que si Maître Jacques Vergès était l’avocat de Saddam Hussein cela changeait les choses ?

Jacques VERGES : Peut-être car il est évident que le procès de Saddam Hussein a été exigé par les Kurdes qui l’accusent d’avoir utilisé des gaz et par les Chiites qui accusaient Saddam Hussein, après la guerre du Golf, d’avoir fait un massacre dans le sud.

David ABBASI : Surtout par l’Iran.

Jacques VERGES : Oui et dont ce fossé était exigé par les Kurdes et les Chiites et donc les Américains et leur gouvernement sur place qui collabore avec eux on ouvert ce procès mais ce procès ne pouvait pas avoir lieu avec la présence de Saddam Hussein car Saddam Hussein aurait pu dire si vous m’accuser d’avoir utiliser des armes de destruction massive, c’est vous qui me les avez vendu. Vous m’accusez d’avoir bombardé des gens dans la région du sud, dans les marées où il y a des Chiites mais vous étiez les maîtres du ciel donc vous êtes mal placés alors si vous me considérez comme coupable que Monsieur Rumsfeld s’assoie à ma droite et Monsieur Dick Chenney à ma gauche. A ce moment-là il fallait ouvrir le procès et que Saddam Hussein y soit alors on a fait un procès qui est une manipulation, on a fait un procès pour un attentat manqué contre Saddam Hussein et la condamnation à mort d’un certain grand nombre de villageois par un tribunal spécial et on le poursuit. On l’a condamné à mort et on l’a pendu. C’est à dire que le procès pour les Kurdes et les Chiites pourrait avoir lieu sans la présence de Saddam Hussein. C’était le but donc j’aurais dénoncé ce procès comme une manipulation. Je ne pense pas que ça a été fait. La deuxième chose est que les autorités américaines en 2003 ont suspendu la peine de mort en Irak et la peine de mort a été rétablit en 2004 par le gouvernement irakien et donc si Saddam Hussein était jugé en 2003 on ne ouvrait pas le condamner à mort et c’est le contraire de toutes les normes internationales que d’appliquer après coup une sentence plus sévère que les années auparavant pour des faits antérieurs. D’autre part quand je pensais être le seul avocat de Saddam Hussein, je voulais porter plainte à la Cour Pénale Internationale créée par le traité de Rome contre Monsieur Tony Blair pour crime contre l’humanité. Pour je Tony Blair parce que je ne pouvais pas porter plainte contre Monsieur Bush car les Etats-Unis n’ont pas reconnu la compétence de la Cour Pénale Internationale tandis que l’Angleterre, l’Europe l’a reconnu. Je visais son co-auteur, son co-responsable de tous les crimes en Irak, les massacres des villageois, le crimes contre l’humanité, les tortures à la prison d’Abou Graib. Si j’avais été dans le procès j’aurais suivis la-dessus et il est évident que si Monsieur Tony Blair serait entendu comme témoin, on aurait entendu parler beaucoup plus de Monsieur Tony Blair que de Monsieur Saddam Hussein. On aurait parlé beaucoup plus de Abou Graib que d’autres choses mais je n’ai pas été l’avocat de Saddam Hussein. Je le regrette. Certains disent que c’est pour cela que je suis en vie, je n’en sais rien. Je sais que dans son procès trois avocats ont été tués par balle et un quatrième est à l’hôpital. 

 David ABBASI : Un procès assez dangereux.

Jacques VERGES : Un procès dangereux et truqué. On ne peut pas appeler cela un procès et quand on insulte quelqu’un je trouve que c’est le comble de l’abjection.

David ABBASI : Vous allez Voter ?

Jacques VERGES : Cela m’arrive. Pas tout le temps.

David ABBASI : Pour les Présidentielle vous avez voté ?

Jacques VERGES : Oui mais c’est un secret.

David ABBASI : Dernière question, le 11 septembre les Américains ont publié un rapport, que pense Jacques Vergès de ce sujet ?

Jacques VERGES : Je n’ai pas suivit toutes les enquête à ce sujet mais ce que je sais c’est que c’est très étrange. Etrange qu’une vingtaine de personnes de type non européen, très bronzés parlant l’américain avec un accent arabe, vivant on ne sait pas de quoi puissent prendre des leçons de pilotage sans étudier les procédures d’atterrissage et de décollage, uniquement de conduire quand l’avion est en l’air et que les services américains n’ont rien remarqué. Je suis étonné d’autant plus qu’il y a des agents américains qui ont signalé à leur direction qu’il y avait des choses étranges. Je pense qu’il y a quelque chose d’anormal dans le fonctionnement des services de renseignements américains et que d’autre part, le 11 septembre était du pain béni pour le gouvernement américain qui voulait faire la guerre.

David ABBASI : Merci Monsieur Jacques Vergès de nous recevoir dans cette pièce historique.

Au revoir.

 

 

 

Ses Interviews ABBASI a reçu sur l'antenne de la Radio "Ici & Maintenant" et "Mehr TV" de nombreuses personnalités politiques et artistiques Parmi les  participants : 

 

 

Ses Articles Islamophobie, Peut-on critiquer l’Islam ?, La République laïque est-elle en danger ?Même le Pape n’est pas libre de s’exprimer !? Quand on terrorise le guide de plus de deux milliards de chrétiens.

Son Biographie ABBASI, rénovateur et inventeur des idées pour une laïcité mondiale et la spiritualité individuelle. Il est à l’origine de l’utilisation du mot « Islam Politique » depuis 1980

Ses Livres  Auteur de plus de 75 ouvrages , il est à l'origine du mot et de la pensée critique d'islam politique! ...

Ses dernières invite Radio & Télévisé, Radio Ici  et Maintenant 95.2 FM,     et en cliquant ici, Ecoutez et regardez les émissions télévisées et radiophoniques de Monsieur ABBASI sur 95.2 FM et  tous les mardis de 14H à 16H et tous les derniers samedis de chaque mois de 23H à 6H.  

Adresse TEL, Fax

Commander les livres de Mr Abbasi

ShahréFarang, Centre Culturelle Franco-Perse

David ABBASI en 1975 et 1980 dans son bureau en Iran

 

Institut LEP

Agenda 7000

Galerie

 

Album Photos 1

album photos 2

Mehr TV Regardez MehrTV par satellite, Telestar 5 et 12 dans le monde entier et sur Internet en cliquant ici

Ses journaux Erchad Fondé en 1979 par le plus jeune rédacteur en chef  âgé de seulement 21 ans, le journal fut interdit par la République Islamique d'Iran quelques mois après sa sortie.
Il s'agissait-là du premier journal interdit après la révolution.
.... fondateur du concept de la publication des programmes de télévision dans les journaux d’annonces gratuits (journal ETOILE 1985)

Zaratoustra

Home

   

Ahooramazda

Mr ABBASI à animé des dizaine de dîners débats et Conférences  dans le Monde (USA, Canada, europe ...) 1  2
1997 , Pour un gouvernement laïc en Iran Mr Abbasi Candidat aux Élection présidentielle
   
   

Radio Soleil de Perse

Ses Distinctions

"Arts.Sciences.Lettres" Plaquette d’Or « Grand Prix Humanitaire de France» Médaille d’Or «Mérite et Dévouement Français»

 

 
Google

Iran Caricature!

 

 

Amazon & les Livre David Abbasi

 

Bibliothèque National Français et les livres de Mr ABBASI

 

Les portraits et le caricature de Monsieur ABBASI ont été dessinées par le grand artiste international. Les deux portraits par Maître Houshang  Seyhoun fondateur de la faculté des Beaux-Arts en Iran, grand architecte des monuments historiques contemporains d'Iran comme celui de Omar Khayyam, Avicenne, Ferdowsi, Nader Shah. Maître Seyhoun a fait beaucoup d'exposition avec Picasso et Salvatore Dali, actuellement il réside à Vancouver mais sa Galerie (Galerie Seyhoun) est reconnue mondialement comme celle où se rencontrent des artistes laïcs à Téhéran.

La caricature de Monsieur ABBASI a été réalisée par Hadi Heydari grand caricaturiste perse qui a commencé à caricaturer les Ayatollahs iraniens pour la première fois dans l'histoire.

 

L'Abeille à Miel Avec MAITRE ETIE  1   2

10 avril 2007 Sénateur Henri Caillavet

31 mai  07 Maître Jacques Vérges

1 mai 2007 Alain Soral

17 avril José Bové3 avril  2007 Maître Christian ETIE Le Général Henri Paris : Présidentiel français,  et terrorisme islamique
31 mars 2007 Mr Pierre HENRY 17 avril 2007 José Bové
Jean-Louis DEBRÉ, Président du Parlement Français et  Morgane
Avec Monsieur Pierre Marion Dir des services de contre-espionnage Français

David Abbasi avec François LEBEL

General Henri PARIS president de Democraties

Avec Pierre HENRY D.G France Terre d'Asile

Avec Eli BARNAVI l'ambassadeur d'Israël en France
David Abbasi José BOVE

David ABBASI et Dieudonné

 

David ABBASI avec Christian ETIE

Médaille d’Or « Mérite et Dévouement Français »

Le diplôme et la médaille Arts. Sciences.Lettres ont été décernées à Monsieur ABBASI
DINER-DEBAT Animé par ABBASI avec Roland  Dumas
 Plaquette d’Or  du «Grand Prix Humanitaire de France»  décernée à Mr ABBASI
Interview  avec Monsieur Daniel GELIN
Jean-Louis DEBRÉ, Président du Parlement Français et David ABBASI ..

Charles Aznavour & Farah Pahlavi Diba

Esfahani & Shajareh Grand Prix Humanitaire de France
   

Robert Ménard Secrétaire Général de Reporter Sans Frontières

David Abbasi avec le sénateur Michel Charasse
Pour Commander