|
Bonne
Année
2006
Désormais, vous
pouvez profiter des émissions radios et télévisées de
Monsieur Abbasi sur Internet, en français comme en persan,
dans le monde entier.
En Français, la
radio et télévision "Ici et Maintenant" sur 95.2 FM tous les
mardis de 14h à 16h et les derniers samedis de chaque mois
de 23h à 6h en tapant sur
www.avairan.com.
En Persan,
24h/24h diffusées dans le monde entier en cliquant sur la
référence www.mehrtv.com.
David Abbasi a eu le plaisir de
recevoir, dans son émission du jour de l'an (2006), une
dizaine de personnalités internationales, vous pouvez lire
ci-dessous le souhait de sept d'entre elles.
David Abbasi : Quel est
votre souhait pour l’année 2006 ?
Roger Hernu

Roger Hernu : Tu es très gentil. Je te
remercie pareillement pour toute ta famille, pour les
membres de ta famille, tes amis et puis je voudrais en
profiter puisque tu m’en donnes l’occasion pour l’année 2006
de présenter mes meilleurs vœux à chacun et chacune. Je
n’ose pas dire les plus riches et plus pauvres mais je
souhaite que l’année 2006 soit meilleure que 2005 avec tout
ce qui est arrivé sur notre planète, malheureusement je
pense au tsunami, je pense à toutes les catastrophes
aériennes et malheureusement aux journalistes emprisonnés.
Je pense enfin à beaucoup, beaucoup de monde et puis ce qui
s’est passé en fin d’année, vous le savez bien dans les
banlieues mais malheureusement il n’y a pas que dans les
banlieues, cela a été dans toute la France alors je souhaite
l’apaisement pour tout le monde et puis je souhaite que tout
le monde trouve du travail pour ceux qui n’en n’ont pas. Je
présente mes vœux à tous le monde et j’embrasse tout le
monde. Surtout une bonne santé et je remercie Monsieur
Abbasi. Bonne soirée.
Pierre Henry Directeur
Général de France Terre d'Asile

Pierre Henry : Et bien écoutez, bonne année à
vous et ça va très bien en ce premier jour de 2006. Pour la
France, la fracture sociale diminue, parce que je ne peux
pas espérer qu’elle s’évanouisse donc qu’elle diminue et en
ce qui concerne le secteur dans lequel j’interviens c’est
que l’on ne fasse pas, disons de fidélité, à notre tradition
et que s’accueille dans la dignité des personnes qui
viennent chercher protection et demander protection à la
France.
Il y a beaucoup de contradictions.
Manifestement, le début de l’année risque d’être assez
difficile et je n’ai pas besoin de lire dans les bars des
cafés pour le savoir. Le Ministre de l’Intérieur a déjà
prévu un nouveau projet de loi sur l’asile et une fois de
plus on peut craindre que l’on aille vers une restriction
des droits. D’autres règlements sont en cours qui vont
durcir encore les conditions d’exercice de notre métier de
la défense et de la promotion du droit d’asile. Le pire
n’est jamais sur et comme je disais d’être optimiste, je
pense que nous arriverons à nous faire entendre avec l’appui
de l’opinion public et je dirais des gens déterrés et qui
font preuves d’un petit peu de vision et de courage.
Merci Monsieur Abbasi et longue vie à votre
radio. Au revoir.
Maître
Henri Caillavet
Henri
Caillavet : Merci, bonne année pour vous, pour votre
émission et si vous me permettez de le dire, bonne année
pour votre magnifique patrie qui nous a tant apporté de
civilisation et dont nous sommes quelque peu les fils parce
que c’est vrai que les Perses de l’antiquité nous ont
témoigné de leur art et de leur intelligence et de leur
solidarité et ont influencé à la fois, la Grèce, Rome et
puis bien évidemment le Golf et la France. Oui vous méritiez
mieux aujourd’hui que ce que vous subissez. Vous avez une
jeunesse intelligente, des hommes travailleurs et des femmes
sensibles et puis un merveilleux pays qui mérite notre
respect alors bonne année pour l’Iran.
Général
Henri Paris
Henri Paris :
Merci beaucoup je vais très bien. Tout va très bien et merci
pour vos vœux et acceptez les miens pour vous et votre
émission très chaleureux et très très sincères. La
prospérité pour tout le monde et bien sur surtout la paix.
José
Bové

José Bové : Écoutez, ça va très bien pour
commencer cette année 2006. Alors pour l’année 2006, j’ai
beaucoup de souhaits mais je ferais cet appel, c’est que les
gens sortent de la logique de la peur, que les gens osent
s’engager, que les gens osent défendre leur liberté, que les
gens osent défendre leurs droits. Aujourd’hui tout est fait
dans la société pour que les gens aient peur, pour que les
gens s’enferment chez eux, il faut sortir de cette
logique-là. Il faut être capable de s’affirmer, il faut être
capable de changer les choses. On peut le faire, chacun peut
le faire, on peut le faire dans la vie quotidienne, on peut
le faire aussi dans la société donc pour moi l’année 2006
doit être une année d’engagement pour le droit de chacun
mais aussi de droit collectif. Merci beaucoup et bonne
chance. Au revoir.
Robert Ménard Secrétaire
Général de Reporter Sans Frontières

Robert Ménard : Écoutez, on va voir comment
cette année se présente. Pour l’instant, on est en train de
tirer le bilan de l’an qui s’écoule et qui se termine et
c’est une mauvaise année pour la liberté de la presse. Plus
de 60 journalistes ont été tués. Il faut remonter à 1995 et
vous savez les grands massacres en Algérie pour avoir un
chiffre aussi élevé. Et tous les autres indicateurs sont eux
aussi dans le rouge, à la hausse soit en ce qui concerne le
nombre de journalistes emprisonnés, le nombre de médias
censurés. Écoutez on a une mauvaise année pour la liberté de
la presse en plus ponctué par tout ce qui se passe en Irak
avec les journalistes tués, les Français enlevés en Irak
donc on est sur l’espoir que l’année qui vient sera
meilleure et qu’on changera un peu de registre parce que là
depuis 2001, une année après l’autre, je ne cesse de répéter
que la situation se dégrade alors j’espère que l’année
prochaine quand vous me reposerez la même question, j’aurais
plutôt à vous annoncer de bonnes nouvelles mais pour
l’instant je n’en ai pas.
Mon souhait serait d’avoir moins de travail, moins de
journalistes malmenés, emprisonnés. Chaque fois que
Reporters sans Frontières, que je me déplace dans un pays
c’est qu’il y a des problèmes. En même temps, c’est pas
toujours vrai car parfois il y a des situations qui
s’améliorent. Mon dernier voyage était en Mauritanie où
pendant des années on se plaignait à RSF avec les
journalistes mauritaniens d’une situation ubuesque. On
emprisonnait et on fermait des médias et là depuis un coup
d’état militaire (des fois c’est surprenant) les choses vont
mieux donc voilà ce que je rêve c’est d’avoir moins de
déplacement pour aller supplier qu’on libère tel ou tel
journaliste, qu’on fasse la lumière sur tel ou tel
assassinat et qu’au contraire ce soit pour saluer des pays
qui bougent. Je disais au président mauritanien actuel,
comment RSF pouvait aider la Mauritanie à se doter d’une
législation plus libérale, à adopter des pratiques
professionnelles plus acceptables. Je rêve de déplacements
positifs et ne plus me déplacer pour de mauvaises
nouvelles.
Mehrabaddin MASTAN : 
conseiller du président Karzai et ancien ambassadeur de
l'Afghanistan à Paris. Il a également été l'un des invités
de Monsieur Abbasi la nuit du réveillon.
Il a souhaité à tous les auditeurs et spectateurs une bonne
année 2006. Tous deux ont animé un débat sur les derniers
jours du commandant Massoud et la rencontre de Monsieur
Karzai avec le commandant Massoud quelques mois avant son
assassinat et juste au moment où les Américains avaient des
contacts rapprochés avec les Talibans et proposaient un
partage du pouvoir avec ces derniers et les autres partis de
l'opposition.
Le commandant Massoud, fidèle à ses principes à savoir
un anti-taliban extrême, n'a pas accepté de former un
gouvernement avec eux.
Monsieur Mastan a précisé à Monsieur Abbasi sur l'antenne de
la radio-télévision "Ici et Maintenant" que l'actuel
gouvernement afghan est resté fidèle aux principes défendus
par le commandant Massoud et ils font tout leur possible
pour les installer dans leur pays.
|